3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 06:30

Alors que de nombreuses théories, plus ou moins psychologiques développés depuis une quarantaine d’années, avancent des prétentions scientifiques difficiles à prouver, la caractérologie moderne voit ses fondations reposer sur un réel travail scientifique. En voici les principales étapes.


L’enquête d'heymans et Wiersma

Heymans et Wiersma bâtissent une liste de 90 questions. L’objectif est de mettre en évidence une tendance héréditaire de certains traits psychologiques entre parents et enfants.
Parmi ces 86 questions, certaines sont doubles ou triples et classées en 6 chapitres :

Mouvements et activité
Sentiments
Fonction secondaire
Intelligence
Inclinations
Divers

Le détail du questionnaire est donné en annexe du Traité de caractérologie de R. Le Senne.

Entre 1905 et 1908, ce questionnaire est distribué auprès de 4000 médecins néerlandais et alemands. Ils doivent répondre aux questions posées sur le caractère des membres de familles qu’ils connaissent bien.

Ils reçurent en retour 3000 questionnaires remplis, dont seulement 2523 furent retenus et dépouillés, les autres étant écartés car incomplets ou ne présentant pas toutes les garanties de sincérité.

 Le laboratoire d'Heymans

Pour la première fois dans le domaine des sciences humaines, un traitement statistique fut appliqué à ces données.

« Les statistiques hollandaises firent apparaître une courbe à 8 sommets, montrant la présence de 8 espèces caractérologiques stables dans la population échantillon ».
Roger Mucchielli in La caractérologie à l’âge scientifique.

Afin de définir les composantes stables de ces huit types cliniques, Heymans et Wiersma poussèrent plus loin l’analyse et isolèrent trois propriétés fondamentales et stables :

L’émotivité – l’activité – le retentissement


Avec un réel souci de rigueur scientifique, les deux chercheurs conduisirent une enquête biographique portant sur 110 personnes (nationalités, sexes et professions différentes). Les résultats corroborèrent ceux de la première enquête (publication dans la revue Zeitschrift für angewandte Psychologie – Leipzig – de 1905 à 1909).
Le détail des publications ainsi que des résultats est donné par R. Le Senne dans le Traité de caractérologie, p52 à 56.

D’autres publications en 1916 puis 1927 confirmèrent ces bases.


L’école FrancoHollandaise

R. Le Senne traduit ces publications en français en 1925, et poursuit les travaux en 1930 avec le mensonge et le caractère où il croise la typologie de Heymans et Wiersma avec des statistiques sur le mensonge.

Ses travaux l’amènent à introduire d’autres facteurs : largeur du champ de conscience, intelligence analytique, égocentrisme et allocentrisme.

Gaston Berger publie en 1950 un questionnaire (in Traité pratique d’analyse du caractère) basé sur une formule caractérologique à 9 facteurs (voir article sur les facteurs du caractère).

En 1959, Gauchet et Lambert reprennent tous ces travaux à la lumière des nouvelles méthodes statistiques, en particulier de l’analyse factorielle. Les trois propriétés (émotivité – activité - retentissement) ressortent bien comme indépendants (étude de discriminabilité statistique).

« La méthode des caractérologues n’est pas sans analogie avec  celle des factorialistes ; Gauchet et Lambert confirment  l’existence des trois facteurs fondamentaux de Heymans et  Wiersma. » in Simone Clapier-Valadon, Les théories de la  personnalité, P.U.F. 1991, coll. « Que  sais-je ? », p. 60


Fondements solides et richesse humaine

Pour conclure, il ne faut bien sûr pas enfermer la caractérologie franco-hollandaise dans un domaine purement mathématique.
Si une structure solide est donnée ainsi, la part reste entière au caractérologue par son observation, par l’échange, par son expérience, par sa capacité d’analyse et de synthèse, par son intuition de cerner ce qui fait l’originalité et la richesse d’une personnalité.


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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 05:20

… ou caractérologie.

Je préfère la dénomination « connaissance des caractères » à l’appellation officielle « caractérologie » avec sa terminaison en « logie », qui donne une connotation pas forcément positive (en référence à la numérologie, à l’astrologie…).
Pourtant, la caractérologie se situe de manière très sérieuse dans le domaine de la psychologie comportementale et différentielle, avec de réelles bases scientifiques, de nombreux auteurs.
Voici un rapide tour d’horizon sur les fondements de la connaissance des caractères.


Les origines

La réflexion sur la structure des caractères n’est pas nouvelle. On peut la faire remonter aux travaux d’Hippocrate (Vème siècle avant JC) avec les 4 tempéraments types, bien connus :

nerveux – bilieux – sanguin – lymphatique.

Par la suite, l’observation des caractères se retrouve surtout dans la littérature et la comédie à travers de nombreux auteurs : Montaigne, La Bruyère, Molière, Vauvenargues…
C’est au cours du XIXème siècle et au début du XXème siècle que l’étude des caractères prend un tournant plus méthodique.


HEYMANS et WIERSMA : la caractérologie à l’âge scientifique

C’est en 1908, que HEYMAS et WIERSMA posent les bases de cette branche de la psychologie. Ils sont tous deux professeurs à l’Université de Groningen aux Pays-Bas.
HEYMANS est professeur de psychologie clinique et WIERSMA est professeur de neurologie et de psychiatrie.
Ils émettent des hypothèses sur la structure du caractère, et avec une grande rigueur scientifique, ils lancent une étude statistique pour valider ou invalider cette hypothèse.
Je vais dire quelques mots sur les caractéristiques de cette étude qui méritent d’être mis en évidence, étude qui est
3000 médecins hollandais et allemands reçoivent un questionnaire de 90 questions qu’ils posent à leurs patients et aux familles des patients.
Cette formidable enquête va durer plusieurs années, elle sera complétée et confirmée par 400 monographies de personnages historiques.
L’analyse de la répartition des facteurs et les proportions relatives dans la population révèlent que le caractère se structure autour de 3 facteurs fondamentaux : émotivité, activité, retentissement (primaire ou secondaire). La combinaison de ces 3 facteurs donne les 8 grandes familles de caractères.
Il faut noter que cette étude de grande envergure reste une première dans le domaine des enquêtes et des statistiques de population. Elle est bien connue des étudiants et des professionnels des statistiques.
Ces travaux ont malheureusement été ralentis par les deux guerres mondiales. Il faut attendre les années d’après-guerre pour voir une reprise des études dans ce domaine.


Aujourd'hui : 10 facteurs pour mieux se connaître


Les 3 premiers facteurs ont été complétés par différents auteurs (René Le Senne, Gaston Berger, Roger Mucchielli…) et études complémentaires de 1945 à nos jours. Il y en a aujourd’hui 10 facteurs reconnus qui permettent d’affiner la connaissance de la personnalité.
On arrive donc non pas à une « mise en boîte » selon une grille simpliste, mais on peut aller jusqu’à une approche très fine et très riche par la combinaison de ces facteurs.


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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 05:15

La typologie des caractères ellaborée par Heymans et Wiersma présente 8 types de caractères. S'arrêter là serait très réducteur.
Les travaux de Le Senne nous montrent que si chacun de ces huit types correspond à un caractère
re typique, que l'on peut rencontrer,  la variation d'intensité interne et relative, des trois facteurs constitutifs que sont l'émotivité, l'activité et le retentissement déterminent des familles de caractères plus larges.
Autour de chaque type "central" se dessine un halo de caractères bien décrits dans le Traité de Caractérologie de Le Senne.





C'est ainsi qu'un passionné (EAS) surémotif, sous-actif et sous-secondaire pourra avoir un comportement proche de celui d'un nerveux  (EnAP) à certains moments de fatigue nerveuse, par exemple.

A ce sujet, Paul Grieger explique :

"Il ne s'agit là que des types repères, en fonction desquels le caractérologue devra se rapprocher de la description des individus. La caractérologie générale ne considère que ces types abstraits qui, en tant que tels, rassemblent des propriétés communes à des individus multiples. Dès que l'on voudra serrer l'individu, on sera amené à ajouter, à la considération du caractère d'autres propriétés, non moins congénitales, par lesquelles tel individu se distingue des autres individus du même caractère général. Il faudra donc passer, du caractère considéré dans son asbtraction, à ce tout ultérieur que l'on appellera individualité ou personnalité; en d'autres termes, le caractérologue devra viser au travers du caractère, l'originalité singulière d'un sujet donné."

in "Le diagnostic caractérologique" Editions Ligel - p77



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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 04:05

Un lecteur de ce blog me pose la question suivante :

une analyse caractérologique est-elle suffisante pour déterminer la personnalité d'un individu?


Pour y répondre, je propose de retenir les propos de quelques auteurs :

« La personnalité qui comprend le caractère d’abord, mais en plus tous les éléments acquis au cours de la vie et ayant spécifié le caractère d’une manière qui aurait pu être différente, et enfin leur orientation synthétique. »  Le Senne - Traité de caractérologie.

De même, Roger Mucchielli dans La caractérologie à l’âge scientifique explique :
« Tout comportement observable, tout sujet qu’il nous est proposé de « comprendre » est l’expression de la totalité de ces « facteurs de la personnalité » ».

On peut rappeler que dans ce même ouvrage, R. Mucchielli analyse ces facteurs de la personnalité, comprenant entre autres : le caractère, les aptitudes extra-caractérielles (intelligences et dons), l’histoire individuelle et les événements conditionnants, le milieu culturel et historique, le cadre naturel…

La personnalité est donc la résultante non seulement du caractère mais de nombreuses autres déterminations correspondant aux multiples réalités qui emplissent la vie de chacun.

Enfin, au centre de la relation entre la caractère et la personnalité, se situe le moi. A ce sujet, Le Senne nous dit « c’est en tant qu’il use de sa liberté qu’il est le moi » Il ajoute ensuite que cette liberté trouve une seule limite dans le caractère stable. Finalement, cette liberté « a engendré et ne cesse de susciter une personnalité toujours susceptible de croître ou de déchoir ».

Je vous invite également à consulter l’article suivant :

http://www.caracterologie.org/article-4522797.html


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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 04:05

Un lecteur attentif de ce blog a eu la gentillesse de me faire remarquer que j’avais oublié de donner une définition de ce qu’est la caractérologie. C’est exact et je vais tenter de réparer cet oubli.
Pour ce faire, je vais me référer au livre de Paul Grieger, « Précis de caractérologie à l’usage des éducateurs », éditions Ligel.

Paul Grieger propose dans la droite ligne de René Le Senne la définition suivante :

« la caractérologie est la connaissance des caractères si l’on entend par ce mot la structure congénitale qui sert de situation intrinsèque au moi ».

Il reprend ensuite une définition de Le Senne tirée de son ouvrage « la destinée personnelle » :

« la caractérologie est la grammaire de l’analyse de l’individu, l’individualité, la littérature de cette grammaire ; et dans la mesure où elle informera la destinée suivant sa destination, elle est l’œuvre de la personnalité ».

Finalement, Paul Grieger définit l’objet de la caractérologie comme étant :

« l’étude méthodique et systématique de la substructure de l’individualité, c’est à dire du caractère ».

La caractérologie est donc la connaissance des caractères permettant ensuite d’arriver à l’analyse des personnalités en ce qu’elles ont de différenciées, de spécifiées dans l’originalité individuelle.



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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 03:20

Le premier niveau d’interprétation que l’on peut avoir en caractérologie, une fois que vous avez identifié si vous êtes émotif - non émotif (E – nE), actif – non actif (A – nA), primaire – secondaire (P – S), c’est de croiser les facteurs.

Voici quelques exemples :

E  + A
Activité extérieure importante voire fiévreuse, grande sociabilité, puissance de travail


E + nA
Ennui, crainte des obstacles, de l’action, sublimation des désirs, risque de sentiment d’écrasement par les évènements


E + P
Imaginatif, spontané, cyclothymique, agitation, papillonnage, excitabilité, réactivité, mobilité des sentiments, recherche des émotions, démonstrativité, expansivité, syntonie, changeant, contradictoire, emballements, réactivité, impulsivité, précipitation


E + S
Extraversion élective, réservé, exigent, inhibition, émotions nombreuses, durables, profondes, anxiété, moments d’introversion, hiérarchisation des centres d’intérêts, attaché au passé


A + P
Entreprenant, prompt, rapide dans l’action et les décision, aisance relationnelle, disponible, enthousiasme, présence d’esprit


A + S
Sens de l’organisation, goût pour les considérations sociales, travail régulier, persévérance



nA + P
Vit dans l’instant, difficulté à résister à des sollicitations, négligence, risque de gaspillage, fatigable


nA + S
Recueillement intérieur, repli sur soi, mélancolie, indécision, hésitant, découragement, recherche de la solitude, de l’intimité, grande conscience professionnelle, personne d’habitudes


nE + A
Activité froide, objectivité, calme et courage, persévérance, méfiance à l’égard des émotions, réalisme, objectivité, rationnalisation


nE + nA
indifférent, manque d’initiative, passivité, manque de ressort, s’économise,


nE + P
Grande adaptabilité (aux personnes et aux évènements), diplomate, peu sensible au danger, lucidité, recherche les contacts humains


nE + S
Patience, régularité, fidélité, suit les principes et les règles, égalité d’humeur, peu susceptible, capacité d’abstraction, peu bavard, direct et sobre dans le discours



Les qualificatifs donnés ne s’appliquent pas intégralement à tous les cas. Ils donnent des tendances, des dispositions particulières. Ils sont bien sûr modulés par d’autres facteurs de caractérologie que je décrirai plus tard.
Ce qu’il faut également retenir, c’est que dans chaque combinaison, il y a des traits de caractère qui peuvent avoir des conséquences favorables sur le comportement et d’autres des conséquences moins favorables.

C’est un premier niveau d’interprétation qui apporte déjà beaucoup de réponses au quotidien.


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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 04:01


Cerner le caractère de quelqu'un passe par la découverte des principaux traits qui le composent. Les caractérologues ont donc travaillé à établir ces traits de caractères ou facteurs. Leur connaissance est très importante car elle permet, même au débutant, d'avoir les premières clés pour comprendre une personnalité.
Je parlerai d'abord de la typologie la plus connue, celle d'Heymans-Wiersma-Le Senne-Berger.


La structure de Heymans et Wiersma

Heymans et Wiersma ont dégagé de leurs travaux trois facteurs constitutifs du caractère :







Le croisement entre ces trois facteurs donne les 8 types de base :

EnAP     (ou nerveux)
EnAS     (ou sentimental)
EAP       (ou colérique)
EAS       (ou passionné)
nEAP     (ou sanguin)
nEAS     (ou flegmatique)
nEnAP   (ou amorphe)
nEnAS   (ou apathique)



Les facteurs de Le Senne et Berger

Pour compléter ce premier tableau, René Le Senne puis Gaston Berger enrichissent de propriétés complémentaires la structure d’un caractère :




Il faut préciser que les appellations mars et venus n’ont rien à voir avec de l’astrologie. Il s’agit tout simplement d’une appellation métaphorique de deux types de relations aux autres : affrontement ou séduction.
Autre remarque les facteurs Av, T, Is et Pi sont appelés facteurs de tendance.

Nous arrivons alors à la structure la plus répandue qui permet d’avoir une approche fine de la personnalité.


Approches complémentaires

D’autres caractérologues ont enrichit la liste de facteurs afin de la compléter mais aussi de la préciser. On peut citer les facteurs :

sociabilité – isolement   ( ou Jupiter – Saturne)
in Roger Mucchielli « la caractérologie à l’âge scientifique » - Editions du Griffon

intelligence généralisante – intelligence particularisante
in Roger Maistriaux dans « l’intelligence et le caractère » éditions PUF


Enfin, R Denis et S. Torkomian (in « Caractérologie appliquée » éditions SABRI), nous donnent un complément important en détaillant douze dispositions fondamentales du caractère, dont certaines correspondent à celles vues ci-dessus :

Plan végétatif-moteur :

Vitalité – non Vitalité (V – nV)
Activité – non Activité (A - nA)
Masculinité – Féminité (M – F)
Sensorialité – non Sensorialité (Se – nSe)


Plan émotif-affectif :

Emotivité – non Emotivité (E – nE)
Affectivité – non Affectivité (Af – nAf)
Sociabilité – non-Sociabilité (So – nSo)
Allocentrisme – Egocentrisme (All – Eg)


Plan réflexif-idéatif :

Primarité – Secondarité (P – S)
Energie psychique – non Energie psychique ( Ps – nPs)
Champ de conscience large – Champ de Conscience étroit (L – nL)
Intelligence sensorielle (Is – nIs)
Intelligence rationnelle (Ir – nIr)
Intelligence intuitionnelle (Ii – nIi)


Cette approche est très complémentaire de celle de Le Senne et Berger et présente de grands intérêts dans son application au champ professionnel.


Autres classifications

Il existe d’autres classifications plus anciennes des caractères qui sont considérées comme intéressantes mais moins complètes que celles citées ci-dessus : typologies de Ribot, Fouillée, Paulhan, Malapert.

On peut également citer d’autres typologies dans des domaines proches de la caractérologie que vous pourrez rencontrer :

Typologies psycho-somatiques :

tempéraments d’Hippocrate : bilieux, sanguin, nerveux, lymphatique,
typologie de Sheldon : viscérotonique, cérébrotonique, somatotonique,
typologie de Kretschmer : cyclothyme, schizothyme,
typologie de Pende : bréviligne, longiline,
typologie de Sigaud et Mac Auliffe : musculaire, respiratoire, digestif, cérébral


La typologie de Jung basée sur les attitudes (introverti – extraverti) et les fonctions (pensée, sentiment, sensation, intuition).

Les typologies morpho-psychologiques et planétaires.


Facteur Modalités Symbole
Emotivité émotif -  non émotif E - nE
Activité actif - non actif A - nA
Retentissement primaire -  secondaire P - S
Facteur Modalités Symbole
Largeur du champ de conscience large - non large L - nL
Polarité mars - vénus M - V
Avidité avide - non avide Av - nAv
Tendresse tendresse - sécheresse affective T - nT
Intérêts sensoriels interêts sensoriels -  indifférence sensorielle Is - nIs
Passion intellectuelle forme concrète - abstraite des intérêts intellectuels Pi - nPi

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 05:07

L'ouvrage de Louise Pépin – La caractérologie et ses applications à la pédagogie et à l’orientation professionnelle – Editions universitaires, nous donne de riches exemples sur les applications de la caractérologie. Voici une synthèse  du chapître consacré aux dangers d’une orientation professionnelle manquée. Au moment où les managers sont invités à accompagner les parcours professionnels de leurs collaborateurs dans le cadre des entretiens professionnels, ces quelques lignes peuvent les éclairer.

1 / L’ennui

La personne qui s’ennuie trouve le travail monotone, trouve qu’il n’y a plus rien à accomplir. Le travail laisse un vide par des aptitudes inutilisées. Les routines quotidiennes nécessaires à la bonne exécution sont acquises. La personne perçoit soit un manque d’action, soit un manque de renouvellement sur le plan psychologique.
Les perspectives professionnelles doivent se recomposer pour fixer de nouveaux buts. La stimulation vers une action est un moyen d’une reprise volontaire.

2 / L’angoisse
L’angoisse peut se manifester dans une orientation manquée, si les circonstances et contraintes rencontrées dans la fonction vont à l’encontre du caractère, et en particulier, si ce décalage conduit à des échecs dont la personne à conscience. Le conflit entre ce que l’on est et ce que l’on voudrait être, entre les possibilités et les aspirations profondes est source de cette angoisse. Chaque fois qu’une tendance maîtresse du caractère est contrariée, l’angoisse reparaît.
Il peut être bénéfique d’identifier les incompatibilités entre la fonction et les composantes de certains caractères. Certaines personnalités vont avoir une capacité d’adaptation et d’intégration plus forte.

3 / Le ressentiment

Ceci peut se présenter avec certains caractères qui éprouvent un regret de ne pas avoir pu progresser plus professionnellement. Pour eux, les « jeux ont été faits » trop tôt et définitivement, non de leur fait, mais par le jeux des institutions qui imposent des conditions d’âge, de diplômes, de parcours professionnel, de stages qui ne peuvent que difficilement se compenser à l’âge adulte. Ils peuvent rechercher à se réaliser sur un plan différent, plutôt dans l’ordre d’une compensation sociale (action politique, action sociale, militantisme…).

4 / La compensation par le « violon d’Ingres »

La personne n’a pas réalisé l’accord entre sa vocation et sa destinée. Il pense qu’il est trop tard pour changer d’orientation. Il s’acquitte passablement de son métier et recherche l’accomplissement dans sa vie personnelle : report de l’ambition sur les enfants, cultive une passion (littérature, histoire, association culturelle, sportive…).

5 / L’illusion professionnelle

Il s’agit de l’idée que l’on se fait d’un métier avant de l’avoir exercé effectivement. Le risque est dans la crise de désillusion douloureuse qui se produit aux premiers temps de l’exercice du métier. On arrive à un dégoût de la profession.
Ceci est accentué lorsque l’information professionnelle n’a fait que présenter les aspects bénéfiques, gratifiants et faciles, ou que la personne n’a réalisé une cristallisation à partir d’un seul aspect du métier (illusion déformante).
Il faut avertir des avantages réels et des inconvénients réels du métier, de la fonction. Le plus sûr est de mettre en contact avec la pratique professionnelle sur le terrain (stage). Il faut également faciliter les débuts et les succès dans le poste.

Dans tous les cas, une connaissance fine du caractère de la personne est un atoût pour la conseiller dans son orientation.



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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 04:01


« Robert Maistriaux donne un exemple d’expérimentation caractérielle conduite avec rigueur, patience et précision. Mais en même temps, il n’oublie jamais les limites de l’analyse mathématique en matière de compréhension humaine. De là chez  lui, ce va et vient incessant entre l’analyse quantitative des facteurs caractériels et l’intuition en profondeur des réalités singulières. N’est ce pas là un mouvement d’oscillation qui donne aux démarches du psychologues leur authenticité ? »


Ce paragraphe d’Edouard Morot-Sir, extrait de la préface de l’ouvrage l’Intelligence et le Caractère de Roger Maistriaux (Collection Caractères – PUF – 1959), résume bien l’état d’esprit du caractérologue et la relation qu’il entretient avec son domaine de connaissance.

La caractérologie se trouve à un point d’équilibre entre le souci d’honnêteté et de rigueur scientifique et la conscience vive que la connaissance des hommes ne repose pas que sur une approche purement rationnelle et cartésienne. La catégorisation en classes statistiques ne rendra jamais parfaitement compte de la richesse et de la complexité des personnalités.
Finalement, la caractérologie trouve sa consistance dans l’Idiologie que René Le Senne commença à décrire dans son traité de caractérologie.

Comment concilier ces deux facettes de la caractérologie qui peuvent sembler contradictoires ? D’un côté objectivité scientifique et de l’autre intuition subjective
L’unité de la caractérologie se trouve dans l’observation de la réalité. Qu’elle soit le fait d’une enquête avec traitement statistique ou le fait d’un entretien entre deux personnes, l’approche du caractérologue repose sur l’observation et donc sur une démarche préalablement inductive.
La caractérologie peut donc revendiquer le qualificatif de réaliste.

C’est finalement ce qui doit rassurer le caractérologue : la caractérologie n’est pas un système d’interprétation qui enfermerait l’humanité dans des catégories cloisonnées, mais les résultats des travaux scientifiques donnent au caractérologue des points de repère, des tendances qui permettent d’éviter dérives et fantaisies dans ses appréciations.

Finalement, que faut-il pour devenir un caractérologue ? Il faut apprendre à observer mais il faut aussi affiner la connaissance des travaux de nos prédécesseurs. La caractérologie est exigente : elle n’ouvre sa richesse qu’au fur et à mesure du travail de confrontation entre les observations personnelles et les travaux consignés dans les nombreux ouvrages.

C’est ce mouvement d’oscillation dont parle Edouard Morot-Sir qui enrichit le caractérologue et qui rend la caractérologie passionnante et si proche des réalités humaines.

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 03:00

Bien, je me lance. Un blog dédié à la caractérologie sans quelques éléments sur la fameuse typologie est incomplet. Vous trouverez dans tous les ouvrages cités en référence bibliographique de nombreuses et riches monographies sur les types centraux de chaque famille de caractère.

Je ne vais donc donner ici que quelques éléments de base.

Nous allons commencer par découvrir les 3 facteurs fondamentaux structurant le caractère :

émotivité, activité, retentissement


Emotivité
C'est la charge nerveuse du sujet. Elle est plus ou moins forte selon que le sujet est plus ou moins émotif. C'est la capacité de réaction émotionnelle à un événement (rire, crainte, rougissement, ...).
Tout le monde a des émotions. L ‘émotivité est la capacité à être ébranlé, à gérer ses émotions. L’émotif éprouvera des émotions plus intenses que la moyenne.
On distingue les Emotifs (E) et les non-Emotifs (nE).

Activité
L’activité correspond à la réaction face à un obstacle, à la facilité à agir.
Est considéré comme " actif " tout individu dont le besoin régulier est " l'action ". Normalement les difficultés décuplent son besoin d'agir; il se sent une raison supplémentaire pour poursuivre son but. Sera " inactif " celui qui agit avec peine et parce qu'il ne peut pas faire autrement, en essayant d’éviter les obstacles.
On distingue les Actifs (A) et les non-Actifs (nA).

Retentissement
C’est la manière de recevoir les impressions, soit par une réaction immédiate et brève (Primarité), soit par une réaction à retardement et prolongée, durable (Secondarité).
Le retentissement, c'est la durée des impressions ressenties. Certains sujets ne les ressentent que brièvement (colère rapide, joie immédiate, une impression chassant la précédente = primaire) D'autres les ressentent de façon durable et réagissent avec un certain retard (le sujet rumine, il boude = secondaire)
Un sujet primaire a des impressions rapides, brèves et en surface.
Un sujet secondaire a des réactions retardées et des impressions durables et profondes.
On distingue les Primaires (P) et les Secondaires (S).

Quelques descriptions sommaires viendront par la suite sur chacun des huits types caractérologiques.



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