Lundi 21 septembre 2009
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Voici un entretien paru sur le blog ANTHELIA
Blog ANTHELIA : Pourquoi vous-êtes vous intéressé à la caractérologie ?
Olivier ARNAULT : La caractérologie se penche sur la question suivante : en quoi avons-nous des personnalités différentes
?
Je crois que c'est une question qui s'est posée à nous tous à un moment ou à un autre.
La connaissance des caractères amène des réponses à cette question dans la mesure où elle étudie les facteurs constitutifs du caractère et qu'elle donne une
description de leur variabilité et de leur mode d'influence des comportements.
Pour être un peu technique, elle fait partie du domaine de la psychologie différentielle.
Blog ANTHELIA : Comment vous êtes vous formé à la caractérologie
?
OA : Au début de mes recherches pour approfondir mes connaissances dans ce domaine, j'ai rencontré des personnes très compétentes, prêtes à partager leurs
connaissances et transmettre leur expérience persuadés que le développement de la caractérologie contribue à l'amélioration des relations humaines.
J'ai plus particulièrement été formé par Claude GUILMAULT qui a développé et appliqué la caractérologie dans de nombreuses entreprises françaises pendant 20 ans,
sous l'impulsion de Jean GRIMAL.
Il y a ensuite une très riche bibliographie qui permet d'en approfondir toutes les facettes.
Enfin, s'intéresser aux caractères est une école de la connaissance des personnes qui nous entourent. La caractérologie conduit à réellement s'intéresser à elles,
à essayer de mieux les connaître, les comprendre. C'est une école d'humanisme et une école de relations humaines.
Blog ANTHELIA : Vous proposez des interventions en caractérologie. A qui
s'adressent-elles ?
OA : En premier lieu, je dois dire qu'elles s'adressent à toute personne soucieuse de mieux se connaître et des mieux
connaître les autres pour harmoniser les relations humaines.
En entreprise, dans le domaine médico-social, la caractérologie trouve ses applications dans :
- la cohésion des équipes : comment bâtir sur les différentes personnalités ? Comment faire en sorte que les
différences de caractères jouent plutôt en complémentarité qu'en opposition ?
- la communication interpersonnelle : prendre en compte les personnalités pour mieux communiquer et prévenir
les difficultés.
- l'évolution des comportements managériaux : la découverte de son caractère révèle les dispositions
naturelles au management, qu?il faut connaître pour s?appuyer dessus, et met en évidence des points de progrès ou des points de vigilance. C?est sans aucun doute un facteur de confiance en
soi.
- la gestion de l'agressivité et des conflits : domaines pour lesquels la caractérologie aide à aborder la
dimension psychologique avec plus de sérénité.
- la gestion de l'émotivité : la caractérologie apporte des réponses précises et concrètes sur ce sujet. En
effet, la prise en compte de l'émotivité comme facteur structurant de la personnalité, est une des bases de la caractérologie dès ses débuts.
- l'orientation et le recrutement : elle apporte un éclairage précieux pour valider des profils, des choix
professionnels.
- l'accompagnement personnalisé : pour travailler à mieux connaître et à mieux mettre à profit tous les traits
de son caractère.
Enfin, il m'est arrivé plusieurs fois, sur demande, de réaliser des conférences sur la connaissance des caractères des enfants pour aider des parents soucieux de
mieux prendre en compte la personnalité de leurs enfants. Quand on est passionné, on en parle même le week-end !
Par Olivier ARNAULT
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Publié dans : Caractérologie et entreprise
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Dimanche 20 septembre 2009
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18:48
L'émotivité est un sujet fréquemment abordé dès que l'on parle de connaissance de soi : gestion des émotions, intelligence émotionnelle, rôle des émotions dans le management, les relations, le commerce. J'ai souvent
remarqué au cours de formations, que beaucoup de personnes en parlent sans être capable de la définir, ni de la décrire précisément.
Il me semble que la première étape dans l'approche de la gestion de l'émotivité, est de bien comprendre ce que c'est, de l'identifier, d'en
comprendre le fonctionnement.
Je ferai en préambule une
remarque : l'émotivité est modulée dans ses manifestations par d'autres facteurs de la personnalité. Il serait trop restrictif de se contenter de chercher à comprendre une personnalité à travers
son degré d'émotivité et ses modalités. Toutefois, il est clair que c'est un facteur important de la personnalité et que ses conséquences dans le comportement et les relations humaines sont
importantes.
Qu'est ce que l'émotivité ?
Voici quelques définitions données par les caractérologues :
« Etre ému, c'est être troublé » Gaston Berger in Traité Pratique
d'Analyse du Caractère
René Le Senne décrit ce trait général de notre vie mentale qui fait que tout événement subi par nous
(perception ou pensée) provoque dans notre vie organique et psychologique un ébranlement plus ou moins fort : « l'événement agit comme un agent de déflagration ; une quantité plus ou moins grande
d'énergie, antérieurement en réserve dans notre organisme, est libérée. » in Traité de Caractérologie.
« L'émotivité est la facilité à éprouver des troubles dont l'importance est hors de proportion avec les stimulations d'origine externe (évènements,
situations) ou internes (pensées, sentiments) qui en sont la source » Source revue La Personnalité - 2004-46 - SIEPEC - ISSN 0247-204X
Il ressort donc que l'émotivité est cette capacité que nous avons tous à être ébranlé psychologiquement et/ou physiologiquement
par une influence intérieure ou extérieure.
Nous notons également que chacun de nous a un degré d'émotivité plus ou moins marqué, un seuil
d'excitabilité plus ou moins élevé.
D'autre part, les stimuli provoquant l'émotivité sont variés selon les personnes : situations relationnelles, circonstances, pensées,
perceptions sensibles (musique, poésie, spectacle, pleurs, évocations, rires, odeurs...)
Etant donné la grande variabilité, il est impossible d'en établir une liste exacte.
Pour une même personne, l'émotivité peut varier (en plus ou en moins) avec la fatigue, la maladie, l'histoire personnelle (perte d'un proche par
exemple).
« Cette sensibilité à l'événement qui va évoluer au cours de l'existence et qui peut être masquée ou maîtrisée bien que toujours sous-jacente, peut
prendre dans la vie des formes différentes, voire opposées, de la violence destructrice jusqu'à la créativité la plus sublime et susciter souffrance ou joie intense, enthousiasme ou haine avec des
passages parfois de l'un à l'autre. » Claude Guilmault - La Nouvelle Caractérologie Comportementale.
Continuons plutôt à essayer de cerner cette notion d'émotivité.
Etes-vous émotif ? Quelques symptômes
La conséquence de cette réaction organique et psychologique peut être d'intensité variable, plus ou moins durable et se traduire par des effets
viscéraux intérieurs (accroissement de la conscience de l'émotion) ou par des réactions sur le monde extérieur.
La première remarque importante est que l'émotivité ne se manifeste pas forcément par des symptômes extérieurs évidents à l'observation. Elle peut
rester sous forme de « crise intérieure » et se manifester par des petits signes discrets : changement de la modulation de la voix, légère mimique sur le visage, geste parasite...
Voici quelques points de repère pour détecter l'émotivité chez vous ou dans votre entourage. Encore une fois, il ne s'agit pas d'une liste
exhaustive, mais plutôt de points de repères que vous pourrez enrichir par votre expérience personnelle et vos observations.
Dans ses études statistiques, René Le Senne identifie les symptômes les plus courants de l'émotivité :
mobilité, humeur alternante, impulsivité, excitabilité (et même
auto-excitabilité),
utilisation de superlatifs, de mots excessifs...
On peut également trouver dans la liste des symptômes de l'émotivité :
disproportion entre l'importance objective d'un événement et l'ébranlement de la personne,
exagération de la menace, réactions vives (même si elles sont intérieures),
impressionnable, subjectivité...
La personne chez qui l'émotivité est vive est souvent l'objet de tension nerveuse, de tension intérieure.
On peut également la repérer par des attitudes :
voix forte, criarde, abondance de gestes, contractions du visage, mimiques, mouvements amples,
accélération du débit des paroles, variation du ton...
Sous l'emprise de l'émotivité, la personne sursaute à un bruit soudain, est troublée par une nouvelle
imprévue, éprouve de grandes joies ou de grandes tristesses, ne peut faire un travail que s'il plaît, est très sensible à l'ambiance, prend tout très à coeur (peut se montrer facilement blessé, est
susceptible en cas de critique ou au contraire heureux en cas de compliment), donne trop d'importances à de petites choses...
Voilà une première approche qui vous permettra peut-être de mieux vous y retrouver. N'hésitez pas à enrichir ces observations par vos
commentaires.
Nous verrons dans un autre article, quelles sont les conséquences de l'émotivité dans les relations humaines et dans l'activité
professionnelle.
Par Olivier ARNAULT
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Samedi 19 septembre 2009
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18:47
Après avoir cerné les ressorts de l'émotivité, je vous propose maintenant d'en voir les conséquences, et plus
précisément les avantages et les points de vigilance. Les traits que je vais donner constituent le fond de l'émotivité mais ces effets peuvent varier en intensité et en qualité en fonction selon
les circonstances, des personnes et de l'association à d'autres facteurs du caractère (activité et retentissement essentiellement).
Effet sur les capacités cognitives
L'émotivité peut vivifier les capacités cognitives ou les troubler. L'émotivité teinte l'intelligence
d'intuitivité, de capacité à « sentir » les réalités avec tout le risque de subjectivité qui en découle, de
fourmillement imaginatif, créatif et même de capacités artistiques. L'intelligence émotive est plus pénétrante qu'abstraite.
L'émotivité conserve à l'intelligence une capacité d'émerveillement aux perceptions, un « oeil neuf ». Elle prédispose, par exemple, au goût pour
les activités artistiques.
L'émotif peut être submergé par les impressions sensibles, d'où un risque de débordement par la pression de l'environnement, par des activités
multiples, un risque de dispersion, qui conduit à un trouble du jugement, du discernement et à la difficulté de prendre du recul.
L'émotivité va également influer sur le niveau de perturbation de la personne en cas d'échec.
Elle peut conduire à une mauvaise appréciation de l'importance réelle des risques, des obstacles, à un manque de réalisme, d'où le risque de se «
faire une montagne » des choses.
Le « sur-émotif » peut également être déconcerté par des données nouvelles et imprévues qu'il va avoir du mal intégrer.
Effets sur la capacité d'action
Comme pour les capacités cognitives, l'émotivité peut renforcer, stimuler les capacités d'actions ou au
contraire les paralyser, les amoindrir.
Par exemple, dans la conduite d'un projet où l'émotif trouve un intérêt de départ, elle peut renforcer l'énergie de démarrage, l'allant initial,
elle peut être un facteur de soutien pendant la réalisation. Poussée à l'extrême, cette interaction dynamisante entre l'émotivité et l'activité peut conduire à l'usure, au surmenage, par
sur-estimation des limites organiques.
Elle peut aussi avoir un effet contraire et conduisant donc plutôt à un risque d'instabilité, d'action par saccades, de
désorganisation.
Elle peut entraîner un décuplement de l'activité sous l'influence d'un choc émotionnel : le sujet opère des prélèvements d'énergie sur ses réserves
profondes. En cas d'évènements graves, l'émotif peut se transformer en héros. L'émotivité a dans ce cas un impact évident sur la réactivité. Il peut aussi
être paralysé.
Enfin, l'émotivité peut conduire à la lassitude devant la régularité de tâches à accomplir : il faut alors varier les aspects de sa fonction pour
entretenir l'intérêt
Effets sur les relations humaines
« La réponse émotionnelle, variée et contrastée souvent, mais toujours perturbatrice, suit immédiatement la stimulation » Source revue La
Personnalité ? 2004-46 ? SIEPEC
Ce qui implique dans la relation humaines des risques d'irritabilité, de réactions déconcertantes pour
l'entourage (éclats, bouderies, rumination affective, susceptibilité, versatilité dans les affections, agressivité).
L'émotivité donne une grande réceptivité et de la châleur dans les relations. Mais l'émotivité faisant subir fortement les influences du milieu,
elle peut mettre en défaut la maîtrise de soi.
Il faut bien sûr mentionner le décalage de perception réciproque entre une personne peu émotive et une
personne plus émotive. Le « sur-émotif » peut regarder le « sous-émotif » comme quelqu'un de froid, de distant, manquant d'élan, lent. Inversement, le « sous-émotif » peut regarder le « sur-émotif
» comme un agité, dispersé, superficiel, peu fiable...
C'est là un facteur de nombreuses incompréhensions entre personnes. Harmoniser les relations par la mise en évidence des différences et des
complémentarités est aussi le rôle d'une formation à la caractérologie.
Conclusion
Retenons en synthèse que l'émotivité peut agir de deux façons sur le relationnel, la capacité d?action et sur les capacités cognitives :
dynamisante ou perturbantes.
Comme on peut le voir, l'émotivité est une richesse de la
personnalité qu'il faut apprendre à connaître dans sa nature et apprendre à reconnaître dans son fonctionnement en chacun de nous. La prise en compte de l'émotivité est également
incontournable dans toute approche de gestion du stress ou de gestion de l'agressivité.
C'est ce que permet une formation à la connaissance des caractères : découvrir les modalités d'action de
l'émotivité en soi et chez les autres, apprendre à mieux gérer ses conséquences dans les relations et dans l'activité professionnelle. Sans oublier que la maîtrise de soi passe par une fine
connaissance de soi.
Par Olivier ARNAULT
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Samedi 19 septembre 2009
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18:43
Une des facettes importantes du perfectionnement en management et en communication pour les managers repose sur la connaissance de
soi et des autres.
En matière de management et de communication, maîtriser des outils, des méthodes, comprendre des principes est, bien sûr, fondamental mais insuffisant.
Un des facteurs influençant les comportements est la personnalité. Celle-ci va donc influer, moduler la façon dont
chacun va s’approprier, mettre en œuvre les principes de management et de communication au sein des équipes.
Intégrer cette dimension personnalité dans des actions de conseil et de formation en
management et communication me paraît donc incontournable.
Toutefois, pour avoir « testé » un certain nombre d’outils, de concepts disponibles, il m’est apparu que la pertinence n’est pas toujours au rendez-vous.
Voici les critères que j’ai retenus pour avancer :
- cette approche doit être concrète, correspondre aux observations que l’on peut faire au quotidien,
- il doit y avoir la possibilité de donner des points de repère simples pour des hommes et des femmes de terrain (simples sans être simplistes), et la possibilité d’approfondir pour accéder à une
connaissance plus fine de la personnalité,
- cette approche doit être solide : dans le domaine de la connaissance de soi, les méthodes sont tellement disparates, hétéroclites et difficiles à cerner. Aussi, ai-je été vigilant dans l’étude
des fondements scientifiques et des hypothèses retenues qui sous-tendent les différentes théories.
A ces éléments sont venues s’ajouter des observations personnelles. Je me suis aperçu que souvent mes interlocuteurs parlaient du caractère. On me dit souvent dans mes interventions :
« ce n’est pas facile de gérer les caractères des uns et des autres dans mon équipe »
« il faut s’adapter aux caractères »
bien sûr souvent :
« oh, celui-la, il n’a pas un caractère facile… »
et de temps en temps :
« je crois que je n’ai pas un caractère facile ».
Finalement, j’ai cherché des informations sur les caractères et j’ai découvert une base de connaissance riche répondant à mes attentes : la caractérologie.
Par Olivier ARNAULT
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Mardi 15 septembre 2009
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16:05
Mieux se connaître permet de savoir sur quelles dispositions naturelles nous pouvons nous appuyer et où sont nos
espaces de progrès ou de vigilance. Ceci est bien sûr un facteur de développement de la confiance en soi, d’une plus grande aisance et d’authenticité dans les rapports humains.
C’est très riche et beaucoup plus large que de nombreux tests qui servent par exemple au recrutement. Ceux-ci, ayant un champ d’application très
spécifique, sont d’un intérêt plus restreint lorsque l’on travaille sur de la connaissance de soi.
Au contraire, la caractérologie prend en compte la totalité de la personnalité, ce qui fait que la
découverte de la structure de son caractère peut trouver des applications aussi bien dans le champ de la vie privée que de la vie professionnelle.
En quoi la connaissance des caractères peut-elle nous éclairer ?
Que va nous apprendre la caractérologie sur nous même et sur les autres ? Je vous donne ensuite quelques exemples de ce que l’on peut identifier.
Cette liste est bien sûr non-exhaustive.
maîtrise de soi, impulsivité, stabilité émotionnelle, anxiété, réactivité, adaptabilité et aisance relationnelle, initiative,
persévérance, dispositions à déléguer, contrôler, disposition aux scrupules, capacités dans la communication (écoute, souci de l’autre…), capacité à entraîner, rigueur, régularité, organisation,
capitalisation sur l’expérience, comportement dans le situations conflictuelles, capacité à prendre du recul ou syndrome « nez dans le guidon », perception du risque, réaction face aux
obstacles…
Connaître les caractères au quotidien
Lorsque l’on découvre les caractères et qu’on en a compris le fonctionnement, on est tenté de chercher à mettre toutes les personnes que l’on
rencontre dans une case. Ceci ne dure pas très longtemps, car, en exceptant certains que l’on identifie bien comme étant typique de telle ou telle famille parmi les 8, on comprend vite que
l’utilité est beaucoup plus fine.
On va, par exemple, apprendre à
identifier certains facteurs prépondérants chez nos interlocuteurs, on va comprendre comment la combinaison de ceux-ci structure certains traits de la personnalité. On va ainsi prévenir d’autres
tendances possibles génératrices de tensions dans les relations, on va mieux savoir comment s’y prendre avec telle ou telle personne, on sera moins surpris voire démuni devant certaines
réactions…
On va par exemple savoir que le silence d’un secondaire peut être aussi révélateur que l’ «explosion» d’un primaire.
Par Olivier ARNAULT
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Samedi 16 février 2008
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Définition du caractère
Commençons par la définition donnée par René Le Senne :
« Le caractère signifie l’ensemble des dispositions congénitales qui forme le squelette mental d’un homme ». Il ajoute : « ce caractère est
solide et permanent »
in Traité de Caractérologie – Editions PUF
« Il assure l’identité de l’être humain à travers la durée », « Il est à la charnière de l’organique et du mental »
Louise Pépin – La caractérologie et ses applications – Editions Universitaires
« Le caractère, schème dynamique de la manière d’être au monde, antérieurement à toutes les spécifications, évolue selon les lois propres
de sa structure, et ceci nous conduit fort loin d’un fixisme ridicule dans lequel on a voulu souvent enfermer la définition du caractère »
Roger Mucchielli – La caractérologie à l’âge scientifique – Editions du Griffon
Paul Grieger, dans Le diagnostic caractérologique – Editions Ligel, attire notre attention sur
trois niveaux d’acception possibles du mot caractère :
- sens moral et fort : utilisé pour désigner ce qu’un individu peut devenir, à travers des
expressions telles que « il a du caractère ».
- sens psychologique large : il ne désigne pas toute la personnalité, mais ce qui singularise ou
individualise, souvent à travers la description des conduites humaines (Exemple : les caractères de La Bruyère).
- sens caractérologique étroit : ensemble des dispositions natives qui inclinent un individu
toujours dans le même sens.
Il explique également que le caractère est le fondement de la personnalité, marquée dès la naissance. La première couche sur laquelle le
reste s’édifiera.
S'intéresser au caractère revient donc à s'intéresser à la personnalité de ceux qui nous entourent afin de mieux les
comprendre.
Caractère et personnalité
« La personnalité est la résultante du caractère et de tout ce que les circonstances qu’il a permises lui ont apporté, les influences
naturelles et sociales, particulièrement celle de l’enfance, de la famille et de la formation professionnelle. »
Louise Pépin – La caractérologie et ses applications – Editions Universitaires
Ce même auteur
nous dit que la marge de progression se situe d’un homme ou d’un enfant se situe dans l’écart qui existe entre le caractère et la personnalité, marge qu’il faut utiliser et
valoriser.
La caractérologie n'est donc pas quelque chose de figé qui consiste à classer des personnes dans des catégories de façon définitive. Toute
sa richesse découle de la façon dont elle va permettre d'accompagner le développement des richesses de chaque caractère et d'aider à en prévenir les défauts.
Enfin, le caractérologue ne doit jamais oublier que le caractère n'existe que dans la personne qu'il a en face de lui avec tout ce qui la
distingue des autres personnes.
Nous sommes bien loin d'une approche mécanique et systématique de la personnalité et des relations humaines.
Par Olivier ARNAULT
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Jeudi 15 novembre 2007
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15:56
FORMATIONS CARACTEROLOGIE
- GROUPES
DE PARTICULIERS
Formation caractérologie sous forme de journée ou de demi-journée :
- Parcours de découverte des caractères
- Découvrir les caractères des enfants
- ENTREPRISES
Formation caractérologie sous forme de séminaire de 3 jours.
Objectifs :
- Découvrir son caractère
- Bâtir la cohésion sur les complémentarités
- Comment harmoniser son relationnel
- Tirer le meilleur de son caractère dans sa profession
- Caractères, agressivité et conflits
Pour les actions de formation, une convention de formation peut être établie à votre
demande.
La formation et le conseil sont mon métier, je garantis donc qualité et professionnalisme dans les techniques
d'animation et dans le matériel pédagogique.
Pour le détail des programmes, et toute information pratique,n'hésitez pas à me contacter :
Olivier ARNAULT - 06 30 70 00 37 - o.arnault @ libertysurf.fr
Pour en savoir plus sur mon offre complète à destination des entreprises ainsi que mes références dans l'industrie, le médico-social et le tertiaire, visitez le site de mon cabinet :
Par Olivier ARNAULT
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Mercredi 14 novembre 2007
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18:00
Lorsque j’interviens dans les entreprises, je plaide toujours pour que les managers apprennent à observer leurs
collaborateurs pour mieux les connaître. Il ne s’agit pas de transformer les managers en spécialistes de la psychologie mais de leur en donner les bases fondamentales dans leur activité et surtout
de leur en donner le goût, ce qui n’est pas évident au premier abord.
Pour leur
donner ce goût de la psychologie, qui va enrichir leur management et la personnalisation des relations dans leur
équipe, je m’attache à leur apporter les points de repères indispensables en matière de connaissance des caractères, et surtout à leur apprendre à observer et décrypter les comportements et
réactions au quotidien.
La première étape est d’être capable de repérer et de mettre des mots sur ce qui se passe au lieu d’avoir l’impression de subir les
réactions des uns et des autres, sans savoir trop ni pourquoi, ni comment…
Cet exercice de l’observation des caractères et de l’enrichissement quotidien à travers les échanges habituels est quelque chose qui en
général leur parle, démystifie le côté psy compliqué, et reste concret et réaliste.
Pour illustrer mes propos, je vous rapporte les remarques de deux spécialistes de la psychologie :
Alfred BINET, un des fondateurs de la psychologie d’observation et d’expérimentation, demandait dès
1908 qu’on entraîne les futurs psychologues à « l’observation et à l’expérimentation, de les inviter à observer eux-mêmes dans des cas précis, à débrouiller l’écheveau d’un phénomène
».
Quelques décennies plus tard, Roger MUCCHIELLI, va dans le même sens :
« Apprendre à regarder et à écouter, apprendre à décrire, semble effectivement la tâche première de tout enseignement
de la psychologie. De ce point de vue, on est endroit de se demander si cet enseignement ne faillit pas à sa tâche en cherchant trop souvent à faire apprendre des théories, des conceptions
générales explicatives, ou à entraîner les étudiants à interpréter les phénomènes plus qu’à les observer. Expliquer à partir de théories toutes faites et interpréter en fonction de clés considérées
comme des vérités définitives, ne développe en aucune façon l’attitude scientifique. En psychologie, comme en toute science, l’activité fondatrice du savoir est l’observation des phénomènes
».
in « L’observation psychologique et psychosociologique » - Roger MUCCHIELLI – éditions
ESF.
Il me semble que ces remarques pourraient s’appliquer aussi à l’initiation psychologique en entreprise.
Par Olivier ARNAULT
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Mercredi 14 novembre 2007
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17:24
Une fois compris les principes de la caractérologie, le caractérologue va être impatient de déterminer le caractère de ses
interlocuteurs.
Plusieurs méthodes s'offrent à nous pour cerner le caractère d'une personne. La première passe par l'observation et la connaissance, la
seconde passe par l'emploi de questionnaires.
La caracterologie : école de l'observation
Cette approche recoupe plusieurs modalités :
- par la conversation,
- par la connaissance des habitudes,
- par la mimique,
- par la détermination du rôle social,
- par le symbolisme des actes inconscients,
- par l'intuition (à manier avec circonspection : l'observateur doit lui-même bien se connaître).
L'observateur doit garder en tête que la finalité de tout ceci consiste à chercher à "comprendre une personne" avec tout ce que celà
implique. Un auteur du début du XXème siècle, Jean des Vignes Rouges dans son Dictionnaire des caractères, indique que la compréhension d'autrui peut se manifester de deux façons
distinctes :
- on peut exprimer par la parole ou l'écriture la vision qu'on en a,
- on peut témoigner par ses actes, ses attitudes que l'on tient compte des découvertes que l'on a faites chez le
sujet.
Dans le management, par exemple, c'est plutôt la seconde que l'on va chercher à acquérir. Avec un peu d'entraînement, la manager arrive
vite à bâtir ses points de repères et l'intègre facilement dans le management de son équipe.
L'utilisation de tests
C'est bien sûr un raccourci tentant qui est très utilisé. On propose un questionnaire à remplir. Après dépouillement, on en fait une
brillante restitution dans laquelle la personne se reconnaît plus ou moins. Par expérience, il est intéressant de noter que les personnes sont plutôt d'accord avec les tests.
Je crois qu'il ne faut pas accorder une importance exagérée à ce type d'outils. Ils peuvent rendre service pour confirmer des observations,
les valider par la convergence ou mettre en évidence des divergences qu'il faut ensuite éclairer. J'ai souvent vérifié que le résultat d'un test formalisé sur un document est une excellente base
d'échanges avec l'interlocuteur. Le fait d'avoir un papier avec des résultats donne un côté objectif, scientifique, qui met en confiance et l'échange devient très riche, et finalement, on est amené
à découvrir beaucoup plus de choses sur le caractère de l'interlocuteur que ce que le test nous en révélait.
Il existe de nombreux questionnaires de caractérologie et de personnalité. Voici ceux dont je dispose :
- le questionnaire Louis Millet,
- le questionnaire Gaston Berger,
- le questionnaire Roger Mucchielli,
- le questionnaire ADEC (Jean Grimal).
L'intérêt est de croiser plusieurs questionnaires pour afiner la connaissance d'un caractère.
Il est intéressant de noter que les caractérologues ont élaboré des questionnaires à destination des enfants et adolescents. Ils peuvent
être remplis par les enfants eux-mêmes ou par les parents suite à observation.
- le questionnaire Simon (11 à 13 ans - 14 à 17 ans),
- le questionnaire Roger Gaillat (moins de 10 ans à remplir par les parents),
- le questionnaire ADEC a été décliné également en plusieurs versions enfants et adolescents.
Par Olivier ARNAULT
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Mardi 13 novembre 2007
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17:20
… ou caractérologie.
Je préfère la dénomination « connaissance des caractères » à l’appellation officielle « caractérologie » avec sa terminaison en « logie »,
qui donne une connotation pas forcément positive (en référence à la numérologie, à l’astrologie…).
Pourtant, la caractérologie se situe de manière très sérieuse dans le domaine de la psychologie comportementale et différentielle, avec de
réelles bases scientifiques, de nombreux auteurs.
Voici un rapide tour d’horizon sur les fondements de la connaissance des caractères.
Les origines
La réflexion sur la structure des caractères n’est pas nouvelle. On peut la faire remonter aux travaux d’Hippocrate (Vème siècle avant JC)
avec les 4 tempéraments types, bien connus :
nerveux – bilieux – sanguin – lymphatique.
Par la suite, l’observation des caractères se retrouve surtout dans la littérature et la comédie à travers de nombreux
auteurs : Montaigne, La Bruyère, Molière, Vauvenargues…
C’est au cours du XIXème siècle et au début du XXème siècle que l’étude des caractères prend un tournant plus méthodique.
HEYMANS et WIERSMA : la caractérologie à l’âge scientifique
C’est en 1908, que HEYMAS et WIERSMA posent les bases de cette branche de la psychologie. Ils sont tous deux professeurs à l’Université de
Groningen aux Pays-Bas.
HEYMANS est professeur de psychologie clinique et WIERSMA est professeur de neurologie et de psychiatrie.
Ils émettent des hypothèses sur la structure du caractère, et avec une grande rigueur scientifique, ils lancent une étude statistique pour
valider ou invalider cette hypothèse.
Je vais dire quelques mots sur les caractéristiques de cette étude qui méritent d’être mis en évidence, étude qui est
3000 médecins hollandais et allemands reçoivent un questionnaire de 90 questions qu’ils posent à leurs patients et aux familles des
patients.
Cette formidable enquête va durer plusieurs années, elle sera complétée et confirmée par 400 monographies de personnages
historiques.
L’analyse de la répartition des facteurs et les proportions relatives dans la population révèlent que le caractère se structure autour de 3
facteurs fondamentaux : émotivité, activité, retentissement (primaire ou secondaire). La combinaison de ces 3 facteurs donne les 8 grandes familles de caractères.
Il faut noter que cette étude de grande envergure reste une première dans le domaine des enquêtes et des statistiques de population. Elle
est bien connue des étudiants et des professionnels des statistiques.
Ces travaux ont malheureusement été ralentis par les deux guerres mondiales. Il faut attendre les années d’après-guerre pour voir une
reprise des études dans ce domaine.
Aujourd'hui : 10 facteurs pour mieux se connaître
Les 3 premiers facteurs ont été complétés par différents auteurs (René Le Senne, Gaston Berger, Roger Mucchielli…) et études
complémentaires de 1945 à nos jours. Il y en a aujourd’hui 10 facteurs reconnus qui permettent d’affiner la connaissance de la personnalité.
On arrive donc non pas à une « mise en boîte » selon une grille simpliste, mais on peut aller jusqu’à une approche très fine et très riche
par la combinaison de ces facteurs.
Par Olivier ARNAULT
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Publié dans : Auteurs et fondements
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