Vendredi 25 septembre 2009
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L'ouvrage de Louise Pépin – La caractérologie et ses applications à la pédagogie et à l’orientation professionnelle – Editions
universitaires, nous donne de riches exemples sur les applications de la caractérologie. Voici une synthèse du chapître consacré aux dangers d’une orientation professionnelle manquée. Au
moment où les managers sont invités à accompagner les parcours professionnels de leurs collaborateurs dans le cadre des entretiens professionnels, ces quelques lignes peuvent les éclairer.
1 / L’ennui
La personne qui s’ennuie trouve le travail monotone, trouve qu’il n’y a plus rien à accomplir. Le travail laisse un vide par des aptitudes inutilisées. Les routines quotidiennes nécessaires à la
bonne exécution sont acquises. La personne perçoit soit un manque d’action, soit un manque de renouvellement sur le plan psychologique.
Les perspectives professionnelles doivent se recomposer pour fixer de nouveaux buts. La stimulation vers une action est un moyen d’une reprise volontaire.
2 / L’angoisse
L’angoisse peut se manifester dans une orientation manquée, si les circonstances et contraintes rencontrées dans la fonction vont à l’encontre du caractère, et en particulier, si ce décalage
conduit à des échecs dont la personne à conscience. Le conflit entre ce que l’on est et ce que l’on voudrait être, entre les possibilités et les aspirations profondes est source de cette angoisse.
Chaque fois qu’une tendance maîtresse du caractère est contrariée, l’angoisse reparaît.
Il peut être bénéfique d’identifier les incompatibilités entre la fonction et les composantes de certains caractères. Certaines personnalités vont avoir une capacité d’adaptation et d’intégration
plus forte.
3 / Le ressentiment
Ceci peut se présenter avec certains caractères qui éprouvent un regret de ne pas avoir pu progresser plus professionnellement. Pour eux, les « jeux ont été faits » trop tôt et définitivement, non
de leur fait, mais par le jeux des institutions qui imposent des conditions d’âge, de diplômes, de parcours professionnel, de stages qui ne peuvent que difficilement se compenser à l’âge adulte.
Ils peuvent rechercher à se réaliser sur un plan différent, plutôt dans l’ordre d’une compensation sociale (action politique, action sociale, militantisme…).
4 / La compensation par le « violon d’Ingres »
La personne n’a pas réalisé l’accord entre sa vocation et sa destinée. Il pense qu’il est trop tard pour changer d’orientation. Il s’acquitte passablement de son métier et recherche
l’accomplissement dans sa vie personnelle : report de l’ambition sur les enfants, cultive une passion (littérature, histoire, association culturelle, sportive…).
5 / L’illusion professionnelle
Il s’agit de l’idée que l’on se fait d’un métier avant de l’avoir exercé effectivement. Le risque est dans la crise de désillusion douloureuse qui se produit aux premiers temps de l’exercice du
métier. On arrive à un dégoût de la profession.
Ceci est accentué lorsque l’information professionnelle n’a fait que présenter les aspects bénéfiques, gratifiants et faciles, ou que la personne n’a réalisé une cristallisation à partir d’un seul
aspect du métier (illusion déformante).
Il faut avertir des avantages réels et des inconvénients réels du métier, de la fonction. Le plus sûr est de mettre en contact avec la pratique professionnelle sur le terrain (stage). Il faut
également faciliter les débuts et les succès dans le poste.
Dans tous les cas, une connaissance fine du caractère de la personne est un atoût pour la conseiller dans son orientation.
Par Olivier ARNAULT
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Vendredi 25 septembre 2009
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Un lecteur attentif de ce blog a eu la gentillesse de me faire remarquer que j’avais oublié de donner une définition de ce qu’est
la caractérologie. C’est exact et je vais tenter de réparer cet oubli.
Pour ce faire, je vais me référer au livre de Paul Grieger, « Précis de caractérologie à l’usage des éducateurs », éditions Ligel.
Paul Grieger propose dans la droite ligne de René Le Senne la définition suivante :
« la caractérologie est la connaissance des caractères si l’on entend par ce mot la structure congénitale qui sert de situation intrinsèque au moi ».
Il reprend ensuite une définition de Le Senne tirée de son ouvrage « la destinée personnelle » :
« la caractérologie est la grammaire de l’analyse de l’individu, l’individualité, la littérature de cette grammaire ; et dans la mesure où elle informera la destinée suivant sa destination,
elle est l’œuvre de la personnalité ».
Finalement, Paul Grieger définit l’objet de la caractérologie comme étant :
« l’étude méthodique et systématique de la substructure de l’individualité, c’est à dire du caractère ».
La caractérologie est donc la connaissance des caractères permettant ensuite d’arriver à l’analyse des personnalités en ce qu’elles ont de différenciées, de spécifiées dans l’originalité
individuelle.
Par Olivier ARNAULT
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Vendredi 25 septembre 2009
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« Robert Maistriaux donne un exemple d’expérimentation caractérielle conduite avec rigueur, patience et précision. Mais en même temps, il n’oublie jamais les limites de l’analyse mathématique en
matière de compréhension humaine. De là chez lui, ce va et vient incessant entre l’analyse quantitative des facteurs caractériels et l’intuition en profondeur des réalités singulières. N’est
ce pas là un mouvement d’oscillation qui donne aux démarches du psychologues leur authenticité ? »
Ce paragraphe d’Edouard Morot-Sir, extrait de la préface de l’ouvrage l’Intelligence et le Caractère de Roger Maistriaux (Collection Caractères – PUF – 1959), résume bien l’état
d’esprit du caractérologue et la relation qu’il entretient avec son domaine de connaissance.
La caractérologie se trouve à un point d’équilibre entre le souci d’honnêteté et de rigueur scientifique et la conscience vive que la connaissance des hommes ne repose pas que sur une approche
purement rationnelle et cartésienne. La catégorisation en classes statistiques ne rendra jamais parfaitement compte de la richesse et de la complexité des personnalités.
Finalement, la caractérologie trouve sa consistance dans l’Idiologie que René Le Senne commença à décrire dans son traité de caractérologie.
Comment concilier ces deux facettes de la caractérologie qui peuvent sembler contradictoires ? D’un côté objectivité scientifique et de l’autre intuition
subjective…
L’unité de la caractérologie se trouve dans l’observation de la réalité. Qu’elle soit le fait d’une enquête avec traitement statistique ou le fait d’un entretien entre deux personnes, l’approche du
caractérologue repose sur l’observation et donc sur une démarche préalablement inductive.
La caractérologie peut donc revendiquer le qualificatif de réaliste.
C’est finalement ce qui doit rassurer le caractérologue : la caractérologie n’est pas un système d’interprétation qui enfermerait l’humanité dans des catégories cloisonnées, mais
les résultats des travaux scientifiques donnent au caractérologue des points de repère, des tendances qui permettent d’éviter dérives et fantaisies dans ses appréciations.
Finalement, que faut-il pour devenir un caractérologue ? Il faut apprendre à observer mais il faut aussi affiner la connaissance des travaux de nos prédécesseurs. La caractérologie est exigente :
elle n’ouvre sa richesse qu’au fur et à mesure du travail de confrontation entre les observations personnelles et les travaux consignés dans les nombreux ouvrages.
C’est ce mouvement d’oscillation dont parle Edouard Morot-Sir qui enrichit le caractérologue et qui rend la caractérologie passionnante et si proche des réalités humaines.
Par Olivier ARNAULT
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Jeudi 24 septembre 2009
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Bien, je me lance. Un blog dédié à la caractérologie sans quelques éléments sur la fameuse typologie est incomplet. Vous trouverez dans
tous les ouvrages cités en référence bibliographique de nombreuses et riches monographies sur les types centraux de chaque famille de caractère.
Je ne vais donc donner ici que quelques éléments de base.
Nous allons commencer par découvrir les 3 facteurs fondamentaux structurant le caractère :
émotivité, activité, retentissement
Emotivité
C'est la charge nerveuse du sujet. Elle est plus ou moins forte selon que le sujet est plus ou moins émotif. C'est la capacité de réaction émotionnelle à un événement
(rire, crainte, rougissement, ...).
Tout le monde a des émotions. L ‘émotivité est la capacité à être ébranlé, à gérer ses émotions. L’émotif éprouvera des émotions plus intenses que la
moyenne.
On distingue les Emotifs (E) et les non-Emotifs (nE).
Activité
L’activité correspond à la réaction face à un obstacle, à la facilité à agir.
Est considéré comme " actif " tout individu dont le besoin régulier est " l'action ". Normalement les difficultés décuplent son besoin d'agir; il se sent une raison
supplémentaire pour poursuivre son but. Sera " inactif " celui qui agit avec peine et parce qu'il ne peut pas faire autrement, en essayant d’éviter les obstacles.
On distingue les Actifs (A) et les non-Actifs (nA).
Retentissement
C’est la manière de recevoir les impressions, soit par une réaction immédiate et brève (Primarité), soit par une réaction à retardement et prolongée, durable
(Secondarité).
Le retentissement, c'est la durée des impressions ressenties. Certains sujets ne les ressentent que brièvement (colère rapide, joie immédiate, une impression chassant
la précédente = primaire) D'autres les ressentent de façon durable et réagissent avec un certain retard (le sujet rumine, il boude = secondaire)
Un sujet primaire a des impressions rapides, brèves et en surface.
Un sujet secondaire a des réactions retardées et des impressions durables et profondes.
On distingue les Primaires (P) et les Secondaires (S).
Quelques descriptions sommaires viendront par la suite sur chacun des huits types caractérologiques.
Par Olivier ARNAULT
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Mardi 22 septembre 2009
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18:50
La personnalité est définie comme étant le caractère avec en plus tout ce que la vie a apporté au caractère
(influences naturelles, sociales, de la formation, de la profession...)
La personnalité manifeste extérieurement, non pas le caractère pris dans son acception abstraite, mais dans ce qui lui donne une expression
singulière, individualisée.
Louise Pépin nous dit "les virtualités du caractère permettaient la construction de personnalités autres et pourtant clivées par les données originelles".
in La caractérologie et ses applications.
Le caractère est la forme solide, stable, invariable qui est le noyau central de la personnalité.
Le moi est au centre du lien entre la personnalité et le caractère. Les caractérologues considérent le moi comme libre, car il spécifie et peut
encore spécifier le caractère par une personnalité qui a évolué et qui peut encore évoluer. Toutefois, cette liberté du moi garde une limite, celle que lui confère le caractère et ses
puissances.
Le Senne définit ce qu'il nomme la psychodialectique
du moi :
"c'est l'ensemble des réactions par lesquelles le moi répond aux problèmes qui lui sont posés, soit par son caractère même, soit par le rapport entre ce caractère et son milieu."
in Traité de caractérologie.
En termes simplifiés, Louise Pépin résume : "la psychodialectique du caractère est la prise en charge de ce
caractère par le moi".
Ibid.
Ces quelques lignes résument fort bien ce que nous expérimentons quotidiennement. Les évènements de la vie, les situations, nos relations avec les autres nous
dévoilent chaque jour un peu plus les facettes de notre caractère. Et nous savons très bien, même de manière intuitive, que notre adaptation aux circonstances, notre souci d'harmoniser les
relations avec les autres nous plongent au coeur de cette psychodialectique.
Une des causes de tension intérieure que certains d'entre nous peuvent connaître, une des causes de maladresse dans les relations humaines, une des causes de
manque de maîtrise de soi, une des cause de manque de confiance en soi se trouve dans la façon dont cet ajustement
qui se fait entre la personnalité et le caractère.
La première étape est de découvrir son caractère...
A l'heure du développement personnel et du coaching, il y a là une matière riche et originale à creuser.
Par Olivier ARNAULT
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Lundi 21 septembre 2009
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18:49
Voici un entretien paru sur le blog ANTHELIA
Blog ANTHELIA : Pourquoi vous-êtes vous intéressé à la caractérologie ?
Olivier ARNAULT : La caractérologie se penche sur la question suivante : en quoi avons-nous des personnalités différentes
?
Je crois que c'est une question qui s'est posée à nous tous à un moment ou à un autre.
La connaissance des caractères amène des réponses à cette question dans la mesure où elle étudie les facteurs constitutifs du caractère et qu'elle donne une
description de leur variabilité et de leur mode d'influence des comportements.
Pour être un peu technique, elle fait partie du domaine de la psychologie différentielle.
Blog ANTHELIA : Comment vous êtes vous formé à la caractérologie
?
OA : Au début de mes recherches pour approfondir mes connaissances dans ce domaine, j'ai rencontré des personnes très compétentes, prêtes à partager leurs
connaissances et transmettre leur expérience persuadés que le développement de la caractérologie contribue à l'amélioration des relations humaines.
J'ai plus particulièrement été formé par Claude GUILMAULT qui a développé et appliqué la caractérologie dans de nombreuses entreprises françaises pendant 20 ans,
sous l'impulsion de Jean GRIMAL.
Il y a ensuite une très riche bibliographie qui permet d'en approfondir toutes les facettes.
Enfin, s'intéresser aux caractères est une école de la connaissance des personnes qui nous entourent. La caractérologie conduit à réellement s'intéresser à elles,
à essayer de mieux les connaître, les comprendre. C'est une école d'humanisme et une école de relations humaines.
Blog ANTHELIA : Vous proposez des interventions en caractérologie. A qui
s'adressent-elles ?
OA : En premier lieu, je dois dire qu'elles s'adressent à toute personne soucieuse de mieux se connaître et des mieux
connaître les autres pour harmoniser les relations humaines.
En entreprise, dans le domaine médico-social, la caractérologie trouve ses applications dans :
- la cohésion des équipes : comment bâtir sur les différentes personnalités ? Comment faire en sorte que les
différences de caractères jouent plutôt en complémentarité qu'en opposition ?
- la communication interpersonnelle : prendre en compte les personnalités pour mieux communiquer et prévenir
les difficultés.
- l'évolution des comportements managériaux : la découverte de son caractère révèle les dispositions
naturelles au management, qu?il faut connaître pour s?appuyer dessus, et met en évidence des points de progrès ou des points de vigilance. C?est sans aucun doute un facteur de confiance en
soi.
- la gestion de l'agressivité et des conflits : domaines pour lesquels la caractérologie aide à aborder la
dimension psychologique avec plus de sérénité.
- la gestion de l'émotivité : la caractérologie apporte des réponses précises et concrètes sur ce sujet. En
effet, la prise en compte de l'émotivité comme facteur structurant de la personnalité, est une des bases de la caractérologie dès ses débuts.
- l'orientation et le recrutement : elle apporte un éclairage précieux pour valider des profils, des choix
professionnels.
- l'accompagnement personnalisé : pour travailler à mieux connaître et à mieux mettre à profit tous les traits
de son caractère.
Enfin, il m'est arrivé plusieurs fois, sur demande, de réaliser des conférences sur la connaissance des caractères des enfants pour aider des parents soucieux de
mieux prendre en compte la personnalité de leurs enfants. Quand on est passionné, on en parle même le week-end !
Par Olivier ARNAULT
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Dimanche 20 septembre 2009
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L'émotivité est un sujet fréquemment abordé dès que l'on parle de connaissance de soi : gestion des émotions, intelligence émotionnelle, rôle des émotions dans le management, les relations, le commerce. J'ai souvent
remarqué au cours de formations, que beaucoup de personnes en parlent sans être capable de la définir, ni de la décrire précisément.
Il me semble que la première étape dans l'approche de la gestion de l'émotivité, est de bien comprendre ce que c'est, de l'identifier, d'en
comprendre le fonctionnement.
Je ferai en préambule une
remarque : l'émotivité est modulée dans ses manifestations par d'autres facteurs de la personnalité. Il serait trop restrictif de se contenter de chercher à comprendre une personnalité à travers
son degré d'émotivité et ses modalités. Toutefois, il est clair que c'est un facteur important de la personnalité et que ses conséquences dans le comportement et les relations humaines sont
importantes.
Qu'est ce que l'émotivité ?
Voici quelques définitions données par les caractérologues :
« Etre ému, c'est être troublé » Gaston Berger in Traité Pratique
d'Analyse du Caractère
René Le Senne décrit ce trait général de notre vie mentale qui fait que tout événement subi par nous
(perception ou pensée) provoque dans notre vie organique et psychologique un ébranlement plus ou moins fort : « l'événement agit comme un agent de déflagration ; une quantité plus ou moins grande
d'énergie, antérieurement en réserve dans notre organisme, est libérée. » in Traité de Caractérologie.
« L'émotivité est la facilité à éprouver des troubles dont l'importance est hors de proportion avec les stimulations d'origine externe (évènements,
situations) ou internes (pensées, sentiments) qui en sont la source » Source revue La Personnalité - 2004-46 - SIEPEC - ISSN 0247-204X
Il ressort donc que l'émotivité est cette capacité que nous avons tous à être ébranlé psychologiquement et/ou physiologiquement
par une influence intérieure ou extérieure.
Nous notons également que chacun de nous a un degré d'émotivité plus ou moins marqué, un seuil
d'excitabilité plus ou moins élevé.
D'autre part, les stimuli provoquant l'émotivité sont variés selon les personnes : situations relationnelles, circonstances, pensées,
perceptions sensibles (musique, poésie, spectacle, pleurs, évocations, rires, odeurs...)
Etant donné la grande variabilité, il est impossible d'en établir une liste exacte.
Pour une même personne, l'émotivité peut varier (en plus ou en moins) avec la fatigue, la maladie, l'histoire personnelle (perte d'un proche par
exemple).
« Cette sensibilité à l'événement qui va évoluer au cours de l'existence et qui peut être masquée ou maîtrisée bien que toujours sous-jacente, peut
prendre dans la vie des formes différentes, voire opposées, de la violence destructrice jusqu'à la créativité la plus sublime et susciter souffrance ou joie intense, enthousiasme ou haine avec des
passages parfois de l'un à l'autre. » Claude Guilmault - La Nouvelle Caractérologie Comportementale.
Continuons plutôt à essayer de cerner cette notion d'émotivité.
Etes-vous émotif ? Quelques symptômes
La conséquence de cette réaction organique et psychologique peut être d'intensité variable, plus ou moins durable et se traduire par des effets
viscéraux intérieurs (accroissement de la conscience de l'émotion) ou par des réactions sur le monde extérieur.
La première remarque importante est que l'émotivité ne se manifeste pas forcément par des symptômes extérieurs évidents à l'observation. Elle peut
rester sous forme de « crise intérieure » et se manifester par des petits signes discrets : changement de la modulation de la voix, légère mimique sur le visage, geste parasite...
Voici quelques points de repère pour détecter l'émotivité chez vous ou dans votre entourage. Encore une fois, il ne s'agit pas d'une liste
exhaustive, mais plutôt de points de repères que vous pourrez enrichir par votre expérience personnelle et vos observations.
Dans ses études statistiques, René Le Senne identifie les symptômes les plus courants de l'émotivité :
mobilité, humeur alternante, impulsivité, excitabilité (et même
auto-excitabilité),
utilisation de superlatifs, de mots excessifs...
On peut également trouver dans la liste des symptômes de l'émotivité :
disproportion entre l'importance objective d'un événement et l'ébranlement de la personne,
exagération de la menace, réactions vives (même si elles sont intérieures),
impressionnable, subjectivité...
La personne chez qui l'émotivité est vive est souvent l'objet de tension nerveuse, de tension intérieure.
On peut également la repérer par des attitudes :
voix forte, criarde, abondance de gestes, contractions du visage, mimiques, mouvements amples,
accélération du débit des paroles, variation du ton...
Sous l'emprise de l'émotivité, la personne sursaute à un bruit soudain, est troublée par une nouvelle
imprévue, éprouve de grandes joies ou de grandes tristesses, ne peut faire un travail que s'il plaît, est très sensible à l'ambiance, prend tout très à coeur (peut se montrer facilement blessé, est
susceptible en cas de critique ou au contraire heureux en cas de compliment), donne trop d'importances à de petites choses...
Voilà une première approche qui vous permettra peut-être de mieux vous y retrouver. N'hésitez pas à enrichir ces observations par vos
commentaires.
Nous verrons dans un autre article, quelles sont les conséquences de l'émotivité dans les relations humaines et dans l'activité
professionnelle.
Par Olivier ARNAULT
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Samedi 19 septembre 2009
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18:47
Après avoir cerné les ressorts de l'émotivité, je vous propose maintenant d'en voir les conséquences, et plus
précisément les avantages et les points de vigilance. Les traits que je vais donner constituent le fond de l'émotivité mais ces effets peuvent varier en intensité et en qualité en fonction selon
les circonstances, des personnes et de l'association à d'autres facteurs du caractère (activité et retentissement essentiellement).
Effet sur les capacités cognitives
L'émotivité peut vivifier les capacités cognitives ou les troubler. L'émotivité teinte l'intelligence
d'intuitivité, de capacité à « sentir » les réalités avec tout le risque de subjectivité qui en découle, de
fourmillement imaginatif, créatif et même de capacités artistiques. L'intelligence émotive est plus pénétrante qu'abstraite.
L'émotivité conserve à l'intelligence une capacité d'émerveillement aux perceptions, un « oeil neuf ». Elle prédispose, par exemple, au goût pour
les activités artistiques.
L'émotif peut être submergé par les impressions sensibles, d'où un risque de débordement par la pression de l'environnement, par des activités
multiples, un risque de dispersion, qui conduit à un trouble du jugement, du discernement et à la difficulté de prendre du recul.
L'émotivité va également influer sur le niveau de perturbation de la personne en cas d'échec.
Elle peut conduire à une mauvaise appréciation de l'importance réelle des risques, des obstacles, à un manque de réalisme, d'où le risque de se «
faire une montagne » des choses.
Le « sur-émotif » peut également être déconcerté par des données nouvelles et imprévues qu'il va avoir du mal intégrer.
Effets sur la capacité d'action
Comme pour les capacités cognitives, l'émotivité peut renforcer, stimuler les capacités d'actions ou au
contraire les paralyser, les amoindrir.
Par exemple, dans la conduite d'un projet où l'émotif trouve un intérêt de départ, elle peut renforcer l'énergie de démarrage, l'allant initial,
elle peut être un facteur de soutien pendant la réalisation. Poussée à l'extrême, cette interaction dynamisante entre l'émotivité et l'activité peut conduire à l'usure, au surmenage, par
sur-estimation des limites organiques.
Elle peut aussi avoir un effet contraire et conduisant donc plutôt à un risque d'instabilité, d'action par saccades, de
désorganisation.
Elle peut entraîner un décuplement de l'activité sous l'influence d'un choc émotionnel : le sujet opère des prélèvements d'énergie sur ses réserves
profondes. En cas d'évènements graves, l'émotif peut se transformer en héros. L'émotivité a dans ce cas un impact évident sur la réactivité. Il peut aussi
être paralysé.
Enfin, l'émotivité peut conduire à la lassitude devant la régularité de tâches à accomplir : il faut alors varier les aspects de sa fonction pour
entretenir l'intérêt
Effets sur les relations humaines
« La réponse émotionnelle, variée et contrastée souvent, mais toujours perturbatrice, suit immédiatement la stimulation » Source revue La
Personnalité ? 2004-46 ? SIEPEC
Ce qui implique dans la relation humaines des risques d'irritabilité, de réactions déconcertantes pour
l'entourage (éclats, bouderies, rumination affective, susceptibilité, versatilité dans les affections, agressivité).
L'émotivité donne une grande réceptivité et de la châleur dans les relations. Mais l'émotivité faisant subir fortement les influences du milieu,
elle peut mettre en défaut la maîtrise de soi.
Il faut bien sûr mentionner le décalage de perception réciproque entre une personne peu émotive et une
personne plus émotive. Le « sur-émotif » peut regarder le « sous-émotif » comme quelqu'un de froid, de distant, manquant d'élan, lent. Inversement, le « sous-émotif » peut regarder le « sur-émotif
» comme un agité, dispersé, superficiel, peu fiable...
C'est là un facteur de nombreuses incompréhensions entre personnes. Harmoniser les relations par la mise en évidence des différences et des
complémentarités est aussi le rôle d'une formation à la caractérologie.
Conclusion
Retenons en synthèse que l'émotivité peut agir de deux façons sur le relationnel, la capacité d?action et sur les capacités cognitives :
dynamisante ou perturbantes.
Comme on peut le voir, l'émotivité est une richesse de la
personnalité qu'il faut apprendre à connaître dans sa nature et apprendre à reconnaître dans son fonctionnement en chacun de nous. La prise en compte de l'émotivité est également
incontournable dans toute approche de gestion du stress ou de gestion de l'agressivité.
C'est ce que permet une formation à la connaissance des caractères : découvrir les modalités d'action de
l'émotivité en soi et chez les autres, apprendre à mieux gérer ses conséquences dans les relations et dans l'activité professionnelle. Sans oublier que la maîtrise de soi passe par une fine
connaissance de soi.
Par Olivier ARNAULT
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Samedi 19 septembre 2009
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18:43
Une des facettes importantes du perfectionnement en management et en communication pour les managers repose sur la connaissance de
soi et des autres.
En matière de management et de communication, maîtriser des outils, des méthodes, comprendre des principes est, bien sûr, fondamental mais insuffisant.
Un des facteurs influençant les comportements est la personnalité. Celle-ci va donc influer, moduler la façon dont
chacun va s’approprier, mettre en œuvre les principes de management et de communication au sein des équipes.
Intégrer cette dimension personnalité dans des actions de conseil et de formation en
management et communication me paraît donc incontournable.
Toutefois, pour avoir « testé » un certain nombre d’outils, de concepts disponibles, il m’est apparu que la pertinence n’est pas toujours au rendez-vous.
Voici les critères que j’ai retenus pour avancer :
- cette approche doit être concrète, correspondre aux observations que l’on peut faire au quotidien,
- il doit y avoir la possibilité de donner des points de repère simples pour des hommes et des femmes de terrain (simples sans être simplistes), et la possibilité d’approfondir pour accéder à une
connaissance plus fine de la personnalité,
- cette approche doit être solide : dans le domaine de la connaissance de soi, les méthodes sont tellement disparates, hétéroclites et difficiles à cerner. Aussi, ai-je été vigilant dans l’étude
des fondements scientifiques et des hypothèses retenues qui sous-tendent les différentes théories.
A ces éléments sont venues s’ajouter des observations personnelles. Je me suis aperçu que souvent mes interlocuteurs parlaient du caractère. On me dit souvent dans mes interventions :
« ce n’est pas facile de gérer les caractères des uns et des autres dans mon équipe »
« il faut s’adapter aux caractères »
bien sûr souvent :
« oh, celui-la, il n’a pas un caractère facile… »
et de temps en temps :
« je crois que je n’ai pas un caractère facile ».
Finalement, j’ai cherché des informations sur les caractères et j’ai découvert une base de connaissance riche répondant à mes attentes : la caractérologie.
Par Olivier ARNAULT
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Mardi 15 septembre 2009
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16:05
Mieux se connaître permet de savoir sur quelles dispositions naturelles nous pouvons nous appuyer et où sont nos
espaces de progrès ou de vigilance. Ceci est bien sûr un facteur de développement de la confiance en soi, d’une plus grande aisance et d’authenticité dans les rapports humains.
C’est très riche et beaucoup plus large que de nombreux tests qui servent par exemple au recrutement. Ceux-ci, ayant un champ d’application très
spécifique, sont d’un intérêt plus restreint lorsque l’on travaille sur de la connaissance de soi.
Au contraire, la caractérologie prend en compte la totalité de la personnalité, ce qui fait que la
découverte de la structure de son caractère peut trouver des applications aussi bien dans le champ de la vie privée que de la vie professionnelle.
En quoi la connaissance des caractères peut-elle nous éclairer ?
Que va nous apprendre la caractérologie sur nous même et sur les autres ? Je vous donne ensuite quelques exemples de ce que l’on peut identifier.
Cette liste est bien sûr non-exhaustive.
maîtrise de soi, impulsivité, stabilité émotionnelle, anxiété, réactivité, adaptabilité et aisance relationnelle, initiative,
persévérance, dispositions à déléguer, contrôler, disposition aux scrupules, capacités dans la communication (écoute, souci de l’autre…), capacité à entraîner, rigueur, régularité, organisation,
capitalisation sur l’expérience, comportement dans le situations conflictuelles, capacité à prendre du recul ou syndrome « nez dans le guidon », perception du risque, réaction face aux
obstacles…
Connaître les caractères au quotidien
Lorsque l’on découvre les caractères et qu’on en a compris le fonctionnement, on est tenté de chercher à mettre toutes les personnes que l’on
rencontre dans une case. Ceci ne dure pas très longtemps, car, en exceptant certains que l’on identifie bien comme étant typique de telle ou telle famille parmi les 8, on comprend vite que
l’utilité est beaucoup plus fine.
On va, par exemple, apprendre à
identifier certains facteurs prépondérants chez nos interlocuteurs, on va comprendre comment la combinaison de ceux-ci structure certains traits de la personnalité. On va ainsi prévenir d’autres
tendances possibles génératrices de tensions dans les relations, on va mieux savoir comment s’y prendre avec telle ou telle personne, on sera moins surpris voire démuni devant certaines
réactions…
On va par exemple savoir que le silence d’un secondaire peut être aussi révélateur que l’ «explosion» d’un primaire.
Par Olivier ARNAULT
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