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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 17:24
Une fois compris les principes de la caractérologie, le caractérologue va être impatient de déterminer le caractère de ses interlocuteurs.

Plusieurs méthodes s'offrent à nous pour cerner le caractère d'une personne. La première passe par l'observation et la connaissance, la seconde passe par l'emploi de questionnaires.


La caracterologie : école de l'observation

Cette approche recoupe plusieurs modalités :

- par la conversation,
- par la connaissance des habitudes,
- par la mimique,
- par la détermination du rôle social,
- par le symbolisme des actes inconscients,
- par l'intuition (à manier avec circonspection : l'observateur doit lui-même bien se connaître).

L'observateur doit garder en tête que la finalité de tout ceci consiste à chercher à "comprendre une personne" avec tout ce que celà implique. Un auteur du début du XXème siècle, Jean des Vignes Rouges  dans son Dictionnaire des  caractères, indique que la compréhension d'autrui peut se manifester de deux façons distinctes :
 

- on peut exprimer par la parole ou l'écriture la vision qu'on en a,
- on peut témoigner par ses actes, ses attitudes que l'on tient compte des découvertes que l'on a faites chez le sujet.

Dans le management, par exemple, c'est plutôt la seconde que l'on va chercher à acquérir. Avec un peu d'entraînement, la manager arrive vite à bâtir ses points de repères et l'intègre facilement dans le management de son équipe.


L'utilisation de tests

C'est bien sûr un raccourci tentant qui est très utilisé. On propose un questionnaire à remplir. Après dépouillement, on en fait une brillante restitution dans laquelle la personne se reconnaît plus ou moins. Par expérience, il est intéressant de noter que les personnes sont plutôt d'accord avec les tests.

Je crois qu'il ne faut pas accorder une importance exagérée à ce type d'outils. Ils peuvent rendre service pour confirmer des observations, les valider par la convergence ou mettre en évidence des divergences qu'il faut ensuite éclairer. J'ai souvent vérifié que le résultat d'un test formalisé sur un document est une excellente base d'échanges avec l'interlocuteur. Le fait d'avoir un papier avec des résultats donne un côté objectif, scientifique, qui met en confiance et l'échange devient très riche, et finalement, on est amené à découvrir beaucoup plus de choses sur le caractère de l'interlocuteur que ce que le test nous en révélait.

Il existe de nombreux questionnaires de caractérologie et de personnalité. Voici ceux dont je dispose :

- le questionnaire Louis Millet,
- le questionnaire Gaston Berger,
- le questionnaire Roger Mucchielli,
- le questionnaire ADEC (Jean Grimal).

L'intérêt est de croiser plusieurs questionnaires pour afiner la connaissance d'un caractère.

Il est intéressant de noter que les caractérologues ont élaboré des questionnaires à destination des enfants et adolescents. Ils peuvent être remplis par les enfants eux-mêmes ou par les parents suite à observation.

- le questionnaire Simon (11 à 13 ans - 14 à 17 ans),
- le questionnaire Roger Gaillat (moins de 10 ans à remplir par les parents),
- le questionnaire ADEC a été décliné également en plusieurs versions enfants et adolescents.


Par Olivier ARNAULT - Publié dans : Applications
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 16:05
Mieux se connaître permet de savoir sur quelles dispositions naturelles nous pouvons nous appuyer et où sont nos espaces de progrès ou de vigilance. Ceci est bien sûr un facteur de développement de la confiance en soi, d’une plus grande aisance et d’authenticité dans les rapports humains.

C’est très riche et beaucoup plus large que de nombreux tests qui servent par exemple au recrutement. Ceux-ci, ayant un champ d’application très spécifique, sont d’un intérêt plus restreint lorsque l’on travaille sur de la connaissance de soi.

Au contraire, la caractérologie prend en compte la totalité de la personnalité, ce qui fait que la découverte de la structure de son caractère peut trouver des applications aussi bien dans le champ de la vie privée que de la vie professionnelle.


En quoi la connaissance des caractères peut-elle nous éclairer ?

Que va nous apprendre la caractérologie sur nous même et sur les autres ? Je vous donne ensuite quelques exemples de ce que l’on peut identifier. Cette liste est bien sûr non-exhaustive.

maîtrise de soi, impulsivité, stabilité émotionnelle, anxiété, réactivité, adaptabilité et aisance relationnelle, initiative, persévérance, dispositions à déléguer, contrôler, disposition aux scrupules, capacités dans la communication (écoute, souci de l’autre…), capacité à entraîner, rigueur, régularité, organisation, capitalisation sur l’expérience, comportement dans le situations conflictuelles, capacité à prendre du recul ou syndrome « nez dans le guidon », perception du risque, réaction face aux obstacles…


Connaître les caractères au quotidien

Lorsque l’on découvre les caractères et qu’on en a compris le fonctionnement, on est tenté de chercher à mettre toutes les personnes que l’on rencontre dans une case. Ceci ne dure pas très longtemps, car, en exceptant certains que l’on identifie bien comme étant typique de telle ou telle famille parmi les 8, on comprend vite que l’utilité est beaucoup plus fine.
On va, par exemple, apprendre à identifier certains facteurs prépondérants chez nos interlocuteurs, on va comprendre comment la combinaison de ceux-ci structure certains traits de la personnalité. On va ainsi prévenir d’autres tendances possibles génératrices de tensions dans les relations, on va mieux savoir comment s’y prendre avec telle ou telle personne, on sera moins surpris voire démuni devant certaines réactions…
On va par exemple savoir que le silence d’un secondaire peut être aussi révélateur que l’ «explosion» d’un primaire.


Par Olivier ARNAULT - Publié dans : Applications
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 08:07
L'ouvrage de Louise Pépin – La caractérologie et ses applications à la pédagogie et à l’orientation professionnelle – Editions universitaires, nous donne de riches exemples sur les applications de la caractérologie. Voici une synthèse  du chapître consacré aux dangers d’une orientation professionnelle manquée. Au moment où les managers sont invités à accompagner les parcours professionnels de leurs collaborateurs dans le cadre des entretiens professionnels, ces quelques lignes peuvent les éclairer.

1 / L’ennui

La personne qui s’ennuie trouve le travail monotone, trouve qu’il n’y a plus rien à accomplir. Le travail laisse un vide par des aptitudes inutilisées. Les routines quotidiennes nécessaires à la bonne exécution sont acquises. La personne perçoit soit un manque d’action, soit un manque de renouvellement sur le plan psychologique.
Les perspectives professionnelles doivent se recomposer pour fixer de nouveaux buts. La stimulation vers une action est un moyen d’une reprise volontaire.

2 / L’angoisse
L’angoisse peut se manifester dans une orientation manquée, si les circonstances et contraintes rencontrées dans la fonction vont à l’encontre du caractère, et en particulier, si ce décalage conduit à des échecs dont la personne à conscience. Le conflit entre ce que l’on est et ce que l’on voudrait être, entre les possibilités et les aspirations profondes est source de cette angoisse. Chaque fois qu’une tendance maîtresse du caractère est contrariée, l’angoisse reparaît.
Il peut être bénéfique d’identifier les incompatibilités entre la fonction et les composantes de certains caractères. Certaines personnalités vont avoir une capacité d’adaptation et d’intégration plus forte.

3 / Le ressentiment

Ceci peut se présenter avec certains caractères qui éprouvent un regret de ne pas avoir pu progresser plus professionnellement. Pour eux, les « jeux ont été faits » trop tôt et définitivement, non de leur fait, mais par le jeux des institutions qui imposent des conditions d’âge, de diplômes, de parcours professionnel, de stages qui ne peuvent que difficilement se compenser à l’âge adulte. Ils peuvent rechercher à se réaliser sur un plan différent, plutôt dans l’ordre d’une compensation sociale (action politique, action sociale, militantisme…).

4 / La compensation par le « violon d’Ingres »

La personne n’a pas réalisé l’accord entre sa vocation et sa destinée. Il pense qu’il est trop tard pour changer d’orientation. Il s’acquitte passablement de son métier et recherche l’accomplissement dans sa vie personnelle : report de l’ambition sur les enfants, cultive une passion (littérature, histoire, association culturelle, sportive…).

5 / L’illusion professionnelle

Il s’agit de l’idée que l’on se fait d’un métier avant de l’avoir exercé effectivement. Le risque est dans la crise de désillusion douloureuse qui se produit aux premiers temps de l’exercice du métier. On arrive à un dégoût de la profession.
Ceci est accentué lorsque l’information professionnelle n’a fait que présenter les aspects bénéfiques, gratifiants et faciles, ou que la personne n’a réalisé une cristallisation à partir d’un seul aspect du métier (illusion déformante).
Il faut avertir des avantages réels et des inconvénients réels du métier, de la fonction. Le plus sûr est de mettre en contact avec la pratique professionnelle sur le terrain (stage). Il faut également faciliter les débuts et les succès dans le poste.

Dans tous les cas, une connaissance fine du caractère de la personne est un atoût pour la conseiller dans son orientation.



Par Olivier ARNAULT - Publié dans : Applications
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