Auteurs et fondements

Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /2007 15:00
Voici une liste enrichie des ouvrages que je possède :

Les ouvrages fondamentaux pour une première approche :

« Traité pratique d’analyse du caractère »
Gaston Berger – Editions PUF

« Caractérologie, théorie et pratique »
Louis Millet – Editions FX de Guibert

Les deux sont disponibles en ouvrage neuf dans le commerce . Tous les autres ouvrages sont à chercher dans des éditions anciennes.

« Traité de caractérologie »
René Le Senne – PUF
 (Première édition : 1945, je possède une version de la 10ème édition de 1984 !)

« La nouvelle caractérologie comportementale »
Claude Guimault – Editions Offset 5
Me contacter pour se procurer l’ouvrage

Sur les enfants et l’enseignement :

« Caractérologie des enfants et des adolescents à l’usage des parents et des éducateurs »
André Le Gall – Editions PUF – (6ème édition)

« Analyse caractérielle des élèves d’une classe par leur maître »
Roger Gaillat – Editions PUF

« La caractérologie dans l’enseignement secondaire »
Roger Verdier - PUF

« La caractérologie et ses applications à la pédagogie et à l’orientation professionnelle »
Louise Pépin – Editions Universitaires Paris

Ouvrages généraux :


« La caractérologie à l’âge scientifique »
Roger Mucchielli – Editions Griffon – Diffusion Dunod

« Le diagnostic caractérologique »
Paul Grieger – Editions Ligel

« L’intelligence et le caractère »
Roger Maistriaux - PUF

« Test caractériel pour un diagnostic rapide »
Maurice Gex - PUF

« La caractérologie, tempéraments, caractères, typologies »
Jean Toulemonde – Editions Payot

« Caractérologie appliquée »
R Denis et S Torkomian – Editions SABRI

« Questionnaire caractérologique pour l'analyse d'un caractére individuel »
Gaston Berger - PUF

« La caractérologie, dictionnaire des 400 notions essentielles »
Gabrielle Gatien – Editions CEPL

« Dictionnaire des caractères »
Jean des Vignes Rouges – Editions J. Oliven

« Mieux se connaître et comprendre les autres par la caractérologie »
Jean Paul Van Cleynenbreugel – Editions Marabout

« Connaissance de l’homme, étude de caractérologie individuelle »
Dr Alfred Adler – Editions Petite bibliothèque Payot

Applications au monde du travail :

« La caractérologie au service de l’entreprise »
R Denis et S Torkomian – Editions d’organisation

« Profils caractérologiques de 100 postes de travail »
Louise Pépin – Editions universitaires

« Court traité de Psyhco-sociologie des entreprises »
André Le Gall - ESF



Par Olivier ARNAULT - Publié dans : Auteurs et fondements
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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /2007 17:20
… ou caractérologie.

Je préfère la dénomination « connaissance des caractères » à l’appellation officielle « caractérologie » avec sa terminaison en « logie », qui donne une connotation pas forcément positive (en référence à la numérologie, à l’astrologie…).
Pourtant, la caractérologie se situe de manière très sérieuse dans le domaine de la psychologie comportementale et différentielle, avec de réelles bases scientifiques, de nombreux auteurs.
Voici un rapide tour d’horizon sur les fondements de la connaissance des caractères.


Les origines

La réflexion sur la structure des caractères n’est pas nouvelle. On peut la faire remonter aux travaux d’Hippocrate (Vème siècle avant JC) avec les 4 tempéraments types, bien connus :
nerveux – bilieux – sanguin – lymphatique.
Par la suite, l’observation des caractères se retrouve surtout dans la littérature et la comédie à travers de nombreux auteurs : Montaigne, La Bruyère, Molière, Vauvenargues…
C’est au cours du XIXème siècle et au début du XXème siècle que l’étude des caractères prend un tournant plus méthodique.


HEYMANS et WIERSMA : la caractérologie à l’âge scientifique

C’est en 1908, que HEYMAS et WIERSMA posent les bases de cette branche de la psychologie. Ils sont tous deux professeurs à l’Université de Groningen aux Pays-Bas.
HEYMANS est professeur de psychologie clinique et WIERSMA est professeur de neurologie et de psychiatrie.
Ils émettent des hypothèses sur la structure du caractère, et avec une grande rigueur scientifique, ils lancent une étude statistique pour valider ou invalider cette hypothèse.
Je vais dire quelques mots sur les caractéristiques de cette étude qui méritent d’être mis en évidence, étude qui est
3000 médecins hollandais et allemands reçoivent un questionnaire de 90 questions qu’ils posent à leurs patients et aux familles des patients.
Cette formidable enquête va durer plusieurs années, elle sera complétée et confirmée par 400 monographies de personnages historiques.
L’analyse de la répartition des facteurs et les proportions relatives dans la population révèlent que le caractère se structure autour de 3 facteurs fondamentaux : émotivité, activité, retentissement (primaire ou secondaire). La combinaison de ces 3 facteurs donne les 8 grandes familles de caractères.
Il faut noter que cette étude de grande envergure reste une première dans le domaine des enquêtes et des statistiques de population. Elle est bien connue des étudiants et des professionnels des statistiques.
Ces travaux ont malheureusement été ralentis par les deux guerres mondiales. Il faut attendre les années d’après-guerre pour voir une reprise des études dans ce domaine.


Aujourd'hui : 10 facteurs pour mieux se connaître


Les 3 premiers facteurs ont été complétés par différents auteurs (René Le Senne, Gaston Berger, Roger Mucchielli…) et études complémentaires de 1945 à nos jours. Il y en a aujourd’hui 10 facteurs reconnus qui permettent d’affiner la connaissance de la personnalité.
On arrive donc non pas à une « mise en boîte » selon une grille simpliste, mais on peut aller jusqu’à une approche très fine et très riche par la combinaison de ces facteurs.


Par Olivier ARNAULT - Publié dans : Auteurs et fondements
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 08:01

« Robert Maistriaux donne un exemple d’expérimentation caractérielle conduite avec rigueur, patience et précision. Mais en même temps, il n’oublie jamais les limites de l’analyse mathématique en matière de compréhension humaine. De là chez  lui, ce va et vient incessant entre l’analyse quantitative des facteurs caractériels et l’intuition en profondeur des réalités singulières. N’est ce pas là un mouvement d’oscillation qui donne aux démarches du psychologues leur authenticité ? »


Ce paragraphe d’Edouard Morot-Sir, extrait de la préface de l’ouvrage l’Intelligence et le Caractère de Roger Maistriaux (Collection Caractères – PUF – 1959), résume bien l’état d’esprit du caractérologue et la relation qu’il entretient avec son domaine de connaissance.

La caractérologie se trouve à un point d’équilibre entre le souci d’honnêteté et de rigueur scientifique et la conscience vive que la connaissance des hommes ne repose pas que sur une approche purement rationnelle et cartésienne. La catégorisation en classes statistiques ne rendra jamais parfaitement compte de la richesse et de la complexité des personnalités.
Finalement, la caractérologie trouve sa consistance dans l’Idiologie que René Le Senne commença à décrire dans son traité de caractérologie.

Comment concilier ces deux facettes de la caractérologie qui peuvent sembler contradictoires ? D’un côté objectivité scientifique et de l’autre intuition subjective
L’unité de la caractérologie se trouve dans l’observation de la réalité. Qu’elle soit le fait d’une enquête avec traitement statistique ou le fait d’un entretien entre deux personnes, l’approche du caractérologue repose sur l’observation et donc sur une démarche préalablement inductive.
La caractérologie peut donc revendiquer le qualificatif de réaliste.

C’est finalement ce qui doit rassurer le caractérologue : la caractérologie n’est pas un système d’interprétation qui enfermerait l’humanité dans des catégories cloisonnées, mais les résultats des travaux scientifiques donnent au caractérologue des points de repère, des tendances qui permettent d’éviter dérives et fantaisies dans ses appréciations.

Finalement, que faut-il pour devenir un caractérologue ? Il faut apprendre à observer mais il faut aussi affiner la connaissance des travaux de nos prédécesseurs. La caractérologie est exigente : elle n’ouvre sa richesse qu’au fur et à mesure du travail de confrontation entre les observations personnelles et les travaux consignés dans les nombreux ouvrages.

C’est ce mouvement d’oscillation dont parle Edouard Morot-Sir qui enrichit le caractérologue et qui rend la caractérologie passionnante et si proche des réalités humaines.

Par Olivier ARNAULT - Publié dans : Auteurs et fondements
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 08:05
Un lecteur attentif de ce blog a eu la gentillesse de me faire remarquer que j’avais oublié de donner une définition de ce qu’est la caractérologie. C’est exact et je vais tenter de réparer cet oubli.
Pour ce faire, je vais me référer au livre de Paul Grieger, « Précis de caractérologie à l’usage des éducateurs », éditions Ligel.

Paul Grieger propose dans la droite ligne de René Le Senne la définition suivante :

« la caractérologie est la connaissance des caractères si l’on entend par ce mot la structure congénitale qui sert de situation intrinsèque au moi ».

Il reprend ensuite une définition de Le Senne tirée de son ouvrage « la destinée personnelle » :

« la caractérologie est la grammaire de l’analyse de l’individu, l’individualité, la littérature de cette grammaire ; et dans la mesure où elle informera la destinée suivant sa destination, elle est l’œuvre de la personnalité ».

Finalement, Paul Grieger définit l’objet de la caractérologie comme étant :

« l’étude méthodique et systématique de la substructure de l’individualité, c’est à dire du caractère ».

La caractérologie est donc la connaissance des caractères permettant ensuite d’arriver à l’analyse des personnalités en ce qu’elles ont de différenciées, de spécifiées dans l’originalité individuelle.



Par Olivier ARNAULT - Publié dans : Auteurs et fondements
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 08:30
Alors que de nombreuses théories, plus ou moins psychologiques développés depuis une quarantaine d’années, avancent des prétentions scientifiques difficiles à prouver, la caractérologie moderne voit ses fondations reposer sur un réel travail scientifique. En voici les principales étapes.


L’enquête d'heymans et Wiersma

Heymans et Wiersma bâtissent une liste de 90 questions. L’objectif est de mettre en évidence une tendance héréditaire de certains traits psychologiques entre parents et enfants.
Parmi ces 86 questions, certaines sont doubles ou triples et classées en 6 chapitres :

Mouvements et activité
Sentiments
Fonction secondaire
Intelligence
Inclinations
Divers

Le détail du questionnaire est donné en annexe du Traité de caractérologie de R. Le Senne.

Entre 1905 et 1908, ce questionnaire est distribué auprès de 4000 médecins néerlandais et alemands. Ils doivent répondre aux questions posées sur le caractère des membres de familles qu’ils connaissent bien.

Ils reçurent en retour 3000 questionnaires remplis, dont seulement 2523 furent retenus et dépouillés, les autres étant écartés car incomplets ou ne présentant pas toutes les garanties de sincérité.

 Le laboratoire d'Heymans

Pour la première fois dans le domaine des sciences humaines, un traitement statistique fut appliqué à ces données.

« Les statistiques hollandaises firent apparaître une courbe à 8 sommets, montrant la présence de 8 espèces caractérologiques stables dans la population échantillon ».
Roger Mucchielli in La caractérologie à l’âge scientifique.

Afin de définir les composantes stables de ces huit types cliniques, Heymans et Wiersma poussèrent plus loin l’analyse et isolèrent trois propriétés fondamentales et stables :

L’émotivité – l’activité – le retentissement

Avec un réel souci de rigueur scientifique, les deux chercheurs conduisirent une enquête biographique portant sur 110 personnes (nationalités, sexes et professions différentes). Les résultats corroborèrent ceux de la première enquête (publication dans la revue Zeitschrift für angewandte Psychologie – Leipzig – de 1905 à 1909).
Le détail des publications ainsi que des résultats est donné par R. Le Senne dans le Traité de caractérologie, p52 à 56.

D’autres publications en 1916 puis 1927 confirmèrent ces bases.


L’école FrancoHollandaise

R. Le Senne traduit ces publications en français en 1925, et poursuit les travaux en 1930 avec le mensonge et le caractère où il croise la typologie de Heymans et Wiersma avec des statistiques sur le mensonge.

Ses travaux l’amènent à introduire d’autres facteurs : largeur du champ de conscience, intelligence analytique, égocentrisme et allocentrisme.

Gaston Berger publie en 1950 un questionnaire (in Traité pratique d’analyse du caractère) basé sur une formule caractérologique à 9 facteurs (voir article sur les facteurs du caractère).

En 1959, Gauchet et Lambert reprennent tous ces travaux à la lumière des nouvelles méthodes statistiques, en particulier de l’analyse factorielle. Les trois propriétés (émotivité – activité - retentissement) ressortent bien comme indépendants (étude de discriminabilité statistique).

« La méthode des caractérologues n’est pas sans analogie avec  celle des factorialistes ; Gauchet et Lambert confirment  l’existence des trois facteurs fondamentaux de Heymans et  Wiersma. » in Simone Clapier-Valadon, Les théories de la  personnalité, P.U.F. 1991, coll. « Que  sais-je ? », p. 60


Fondements solides et richesse humaine

Pour conclure, il ne faut bien sûr pas enfermer la caractérologie franco-hollandaise dans un domaine purement mathématique.
Si une structure solide est donnée ainsi, la part reste entière au caractérologue par son observation, par l’échange, par son expérience, par sa capacité d’analyse et de synthèse, par son intuition de cerner ce qui fait l’originalité et la richesse d’une personnalité.


Par Olivier ARNAULT - Publié dans : Auteurs et fondements
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